24.10.2007
Milena Agus - Mal de pierres
La narratrice raconte la vie de sa grand-mère en Sardaigne, durant la Seconde guerre mondiale et ensuite. Cette grand-mère qu'aucun homme ne voulait épouser, qualifiée de "dérangée", et qui épousera finalement un homme sans pour autant connaître l'amour... Si ce n'est pendant une cure thermale, dans les années cinquante, au cours de laquelle elle croise le Rescapé dont elle tombera amoureuse. L'enfant viendra enfin, le père de la narratrice, qui deviendra pianiste de renom.
Liana Levi, 2006, 123 p.
Ce court roman d'une délicatesse infinie vaut la peine d'être dégusté tranquillement pour goûter pleinement la saveur des mots gorgés du soleil sarde. Milena Agus réussit en peu de pages à dresser le subtil portrait d'une femme fascinante.
Des avis plus étoffés : Clarabel, Bernard, Biblioblog, Lilly, Sylire
07:46 Publié dans Littérature latine | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : milena agus, italie, famille
23.10.2007
C. K. Williams - Dissentiments
Le narrateur parle de sa relation difficile avec ses parents, aujourd'hui décédés, ainsi que de la relation de ses parents entre eux. Il décrit son admiration pour son père, les manifestations d'hostilité de celui-ci, l'angoisse de sa mère, ainsi que toutes ces petites choses qui font une famille.
Actes Sud, 2006, 292 p.
Impressionnante cette analyse des relations familiales!
C.K. Williams, qui je l'imagine s'exprime de manière relativement autobiographique, arrive malgré tout à atteindre une lucidité suffisante pour parler de sa famille avec une grande délicatesse. Il se montre critique mais tente par tous les moyens de comprendre l'attitude de ses parents, sans jamais amener de haine dans son discours.
A lire si l'on est intéressé par la psychologie et la psychanalyse...
07:23 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : c.k. williams, états-unis, famille
14.10.2007
Philippe Claudel - Les âmes grises
Un homme raconte. La vie d'un village français durant la Première Guerre mondiale. Les petits drames de chacun, la culpabilité qui jaillit à chaque instant à la figure de ceux qui ne sont pas au front. Les deuils, les haines, et les tentatives d'oubli. Il me semble inutile d'en dire plus concernant l'intrigue, car il vaut la peine de la découvrir par la plume de Philippe Claudel.
"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous..." (p. 134)
Stock/Le livre de poche, 2006, 279 p.
Je suis subjuguée par la beauté de ce roman. L'écriture de Claudel est un pur délice, chaque phrase est un poème en soi. Et l'atmosphère que créé l'auteur, remplie d'une infinie mélancolie, est extrêmement touchante et prenante. Voilà un moment que je ne m'étais pas à ce point délectée à la lecture d'un roman, et il me tarde de découvrir les autres romans de Philippe Claudel.
Les avis ravis de Papillon, Sylvie et Clochette
21:49 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : philippe claudel, france
11.10.2007
David Gilbert - Les normaux
Billy, un jeune homme qui vit de petits jobs et couvert de dettes, décide d'intégrer un programme de recherche pharmaceutique en tant que cobaye.
10/18, 2007, 494 p.
Fatigue? Esprit encombré d'autres préoccupations? Je ne sais pas au juste pourquoi, mais après 65 pages je ne suis toujours pas dedans! J'abandonne donc cette lecture!
L'écriture est très surprenante, agréable mais ardue. Et je n'arrive pas à entrer dans l'histoire, qui avance lentement, très lentement.
Mais que ceux qui se sont intéressés à ce roman n'abandonnent pas l'idée de le lire! Il vaut certainement la peine, c'est juste que là, pour moi, non.
Ici une critique dithyrambique de Topolivres, là une plus nuancée de Cuné.
18:50 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : david gilbert, états-unis
07.10.2007
Seth Greenland - Mister Bones
Frank Bones est un comique ayant eu son heure de gloire dans les années 80, à présent sur le déclin. Sa seule alternative consiste à présent à jouer dans des séries médiocres pour la TV américaine. Lloyd Melnick a connu un grand succès comme scénariste de l'une de ces mêmes séries médiocres et commence à se rendre que ce n'est pas ce à quoi il aspirait réellement dans la vie. Ces deux produits hollywoodiens nagent dans un monde qui les rebute et leurs chemins se croisent à nouveau, après s'être perdus de vue pendant des années.
Liana Levi, 2005, 477 p.
Cette satire du milieu hypocrite et superficiel de Hollywood m'a fait énormément rire. Malgré les (ou grâce aux?) clichés qui se succèdent, la lecture de ce roman est jouissive. Enlevée, sarcastique, la plume vitriolée de l'auteur exploite chaque brèche pour se moquer avec délice du milieu. Malgré quelques longueurs vers le milieu du roman, j'ai donc découvert cet auteur avec grand plaisir, même si le thème de la jungle hollywoodienne ne soulevait pas à priori mon enthousiasme. En clair, je ne peux que vous conseiller Seth Greenland.
22:25 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : seth greenland, états-unis

