26.05.2008

Truman Capote - La traversée de l'été

0d76983bc1e14d9c852007ce8666a026.jpgGrady est une jeune fille de bonne famille.Ses parents passent l'été en Europe et Grady se retrouve seule dans l'appartement familial new yorkais. Elle a 17 ans, elle est insouciante. L'été est torride. La jeune femme profite de cette liberté nouvelle pour flirter avec Clyde, son petit-ami, un gardien de parking issu de la classe moyenne. Elle fréquente également Peter, son fantasque ami d'enfance. Celui-ci est amoureux d'elle alors qu'elle s'accroche à Clyde, qui, lui, est plutôt indifférent.

Le Livre de Poche, 2008, 151 p.

Je me suis intéressée à la vie et à l'oeuvre de Truman Capote après avoir vu le film Truman Capote qui m'a fascinée. Je commence donc la découverte de l'oeuvre de Capote avec ce texte qui n'a été retrouvé et publié que récemment, et constitue en réalité l'un des premiers écrits de l'auteur.
Je reste conquise par ce court roman très dense. Truman Capote réussit à instiller une atmosphère tout en moiteur et parvient à rendre la langueur d'un été new yorkais dans les fifties. Atmosphère très bien rendue, donc, pour une écriture fabuleusement belle. Seul le scénario manque quelque peu de profondeur.
A noter que cette édition est adjointe d'une introduction et d'une postface très instructives.
L'oeuvre majeure de l'auteur, In cold blood, me tend les bras de ma PAL mais je redoute de la lire en VO...

Les avis de Laurence, Agapanthe, Papillon, Laure, Clarabel

24.05.2008

Denise Hamilton - Par peur du scandale

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Eve Diamond, journaliste au LA Times, aide un homme à rechercher sa fille Isabelle dans un squat. Mais c'est sous forme de cadavre qu'ils retrouvent l'adolescente de 15 ans. Voici donc Eve soudain plongée dans le monde des squats et des adolescents fugueurs. Parallèlement, elle rencontre Venus Dellaviglia Langdon, une exubérante italienne dont l'époux est candidat à la mairie de Los Angeles. Mais Venus est également retrouvée assassinée. Et l'enquête que Eve mène dans le milieu de la production de musique mexicaine à L.A. la mène aussi à une histoire de meurtre ayant eu lieu la même nuit que celle où Isabelle s'est fait assassinée.
Trop de coïncidences pour Eve qui continue à enquêter.

Seuil Policiers, 2004, 373 p.

Encore un bon polar américain d'une auteure que je ne connaissais pas, Denise Hamilton. Tous les ingrédients y étaient pour que je ne m'ennuie pas et que j'aie envie de découvrir la suite : l'héroïne journaliste intrépide et culottée, l'amourette anti-déontologique, le mélange des cultures et des milieux, le suspense de l'intrigue.
C'est déjà pas mal, mais je considère que ce roman n'était "rien de plus" qu'un bon policier et que j'en oublierai bien vite l'intrigue.

17.05.2008

Anne Perry - L'étrangleur de Cater Street

c2134587bf2ad1f2f8f20376c52502d4.jpgLa famille Ellison, une famille aisée et respectée de la Londres victorienne, est sens dessus dessous : plusieurs jeunes femmes sont assassinées sauvagement dans Cater Street, la rue respectable où elle réside. Charlotte, la cadette, est la figure atypique de la famille Ellison, celle qui dit tout ce qu'elle pense, allant à l'encontre de la bienséance. Ses soeurs Emily et Sarah, plus posées, se consacrent aux bonnes oeuvres et à leur garde-robe.
On retrouve également l'inspecteur Pitt, qui vient régulièrement les interroger et qui piétine dans son enquête. Par ailleurs, celui-ci semble très intéressé par Charlotte, alors même qu'il n'est pas issu du même rang social qu'elle.

10/18, 2002, 381 p.

Je suis déçue par ce roman d'Anne Perry qui est le premier de la série des "Inspecteur Pitt", et qui m'a beaucoup moins plu que Pentecost Alley qui m'avait fait découvrir l'univers de ces enquêtes. Je me suis ennuyée à suivre la vie de ces filles de bonne famille, passant leurs après-midis à boire le thé avec la voisine et à aider la femme du pasteur dans ses oeuvres caritatives sans jamais oser dire ce qu'elles pensent. Heureusement, Charlotte était là pour inverser la tendance, mais cela n'a pas suffi.
L'intrigue policière est secondaire, lente et sans grand suspense, son dénouement sans surprise.
Bref, déçue, mais lorsque je repense à Pentecost Alley, je suis convaincue que je vais relire du Anne Perry!

Lilly avait adoré!

12.04.2008

Nikki Gemmel - La mariée mise à nu

3dda3b14068895c5c55d65b2817b8875.jpgLe journal intime d'une femme, jeune mariée, nous est dévoilé par petites touches.
Tout d'abord, la période de la lune de miel, ou tout est dégoûlinant de joie sirupeuse, et qui se termine brusquement par la découverte de la trahison du mari.
Ensuite, une rencontre entre la mariée et un acteur puceau, qui va se terminer en leçons de sexe intenses.
Troisième partie, la jeune femme décide de raccrocher son côté femme libérée et de se consacrer à être la bonne épouse qu'elle avait commencé à incarner au début de son mariage, et de faire un bébé avec son mari.
Ce récit est présenté sous forme de "Leçons" successives, du genre "La jovialité est qualité fort charmante chez une infirmière", "Bonheur et vertu résident tous deux dans l'action", etc., qui sont autant de délices décalés du texte qui y est associé.

Au Diable Vauvert, 2006, 356 p.

J'ai reçu ce roman par Le Livre de Poche, qui proposait l'envoi d'un ouvrage contre une critique à renvoyer à l'éditeur. Lorsque je l'ai vu, sa couverture toute rose et kitche m'a donné les pires craintes. Mais en réalité, quelle surprise! J'ai immédiatement accroché à la lecture de ce livre très intense et très riche, qui traite sans tabou du mariage, du sexe et de l'identité de la femme. Je pense que chaque femme pourra se retrouver dans l'héroïne à certains moments du récit, car je peux imaginer que ses questionnements sont ceux de la plupart des femmes.
L'écriture est de plus très rythmée et agréable.

Eireann n'a pas trop aimé de même que Laure, Cuné a beaucoup aimé et Lo aussi.

16.03.2008

Douglas Kennedy - Une relation dangereuse

49c5d83261ec3b4d9576e33ff6bd2a0b.jpgSally et Tony sont tous deux correspondants pour leur journal respectif au Caire. Il est anglais, elle est américaine. Ils se rencontrent lors d'une mission en Somalie et entament une relation. Très vite, Sally tombe enceinte. Au même moment, Tony est rappelé au siège de son journal à Londres. Il demande alors Sally en mariage et ils s'installent dans la capitale anglaise. Sally peine à s'acclimater, mais bientôt son bébé naît. Seulement, Sally est victime d'une grave dépression postnatale et n'est pas aidée par Tony qui semble très peu concerné par les affaires familiales.
Mais un jour, Sally, de retour à leur maison, s'aperçoit avec horreur que Tony a déménagé avec le petit Jack, et qu'il a obtenu que la garde de l'enfant soit totalement ôtée à Sally pour cause d'incapacité. La jeune femme devra alors se battre en justice contre cette machination abominable.

Belfond/Pocket, 2005, 533 p.

J'ai englouti rapidement cet agréable roman psychologique. Après un début quelque peu ennuyeux, on se concentre sur la psychologie des personnages qui m'a immédiatement poussée à détester le personnage de Tony. Et à partir du moment où Tony tend son piège à Sally, le suspense m'a empêchée de lâcher ce livre. J'étais révoltée par cette situation qui me paraît inconcevable et j'ai suivi avec passion le désarroi et la révolte de l'héroïne.
Un point très positif est l'effort de documentation effectué par Douglas Kennedy, que ce soit sur le délicat sujet de la dépression postnatale ou sur les rouages du système judiciaire anglais qui a conféré au récit un grand réalisme.
Un moment très agréable donc, même si certains passages sont longuets ou quelque peu stéréotypés.

Les avis d'Allie, Caroline, Maxi, Livrovore.

04.02.2008

Peter Robinson - Le voyeur du Yorkshire

d193feb120e37ed21690814bffcb6f28.jpgL'inspecteur Alan Banks a décidé de quitter Londres pour exercer au calme, à Eastvale, petite bourgade tranquille du Yorkshire.
Mais même si l'on est loin de la folie londonienne, une série d'évènements vient troubler la tranquillité de la population. Un voyeur espionne les femmes qui se déshabillent le soir, des adolescents commettent des cambriolages, et une vieille dame est retrouvée morte dans sa cuisine, de toute évidence assassinée. L'inspecteur Banks et son équipe sont donc sur le pied de guerre et enquêtent activement.

Le Livre de Poche, 2007, 347 p.

Très agréable polar! L'ambiance de cette petite ville de la campagne anglaise et très bien décrite, je m'y serais crue. Question suspense, on a vu mieux, mais j'ai bien accroché quand même. Et l'inspecteur Banks est un personnage attachant et intéressant. Le fait que la version originale ait été publiée dans les années 80 donne un petit air désuet en prime, sans portables ni Internet. Ça fait du bien!
Je ne connaissais pas Peter Robinson, mais j'y reviendrai!

30.01.2008

Harlan Coben - Du sang sur le green

18597b42a8504eba05003a5f3b1fe0c3.jpgMyron Bolitar, agent sportif, suit l'US Open de golf à la recherche de nouveaux contrats avec des sportifs de haut niveau. Très vite, Jack Coldren, golfeur jusque là médiocre, créé la surprise en prenant la tête du tournoi devant le jeune prodige Tad Crispin. Mais un jour Myron est contacté par la famille de Jack Coldren, car le fils de celui-ci vient d'être victime d'un kidnapping. Comme les ravisseurs interdisent à la famille de faire appel à la police, Myron accepte d'investiguer discrètement pour tenter de retrouver le jeune homme. Mais plus son enquête avance, plus cela devient complexe. Et dangereux.

Fleuve Noir/Pocket, 2007, 409 p.

J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. J'étais ravie de devoir lire un Harlan Coben car j'avais beaucoup aimé Juste un regard.
Mais avec Du sang sur le green, j'ai été très déçue. Certes, le scénario est bien ficelé et la fin ne manque pas de rebondissements, mais j'ai trouvé la première partie du roman ennuyeuse. L'humour omniprésent de Myron Bolitar me semble un peu lourdeau et ne m'a fait que moyennement rire, même si le personnage reste attachant. Et le petit monde des golfeurs américains est tellement à l'opposé du mien que j'ai eu beaucoup de peine à m'y attacher. Bref, à part un bon moment de suspense, ce roman ne va pas laisser un grand souvenir.
Mais merci quand même à Babelio et Masse critique!

21.01.2008

Jonathan Coe - The closed circle

1322f2ce5b403472bdd38e330ae71b27.jpgPour cette suite de l'excellent Bienvenue au club, on retrouve Benjamin, Claire, Paul, Philip et Doug, entre Londres et Birmingham, vingt ans plus tard. Ceux que l'on avait connus écoliers sont à présents des adultes ordinaires, ou presque. La politique tient toujours une place importante dans leur milieu. On suit leurs problèmes d'adultes qui ont remplacé leurs tracas d'enfants. Mais les caractères n'ont pas changé : Paul, très ambitieux, est entré au cabinet de Tony Blair. Benjamin est toujours taciturne et ne parvient pas à oublier Cicely, son amour de jeunesse, ni à terminer son roman. Doug est devenu journaliste, tout comme Philip.
Les vieux démons sont toujours là, mais certains d'entre eux seront enfin résolus.

Penguin Books, 2005, 432 p.

Oufff! Ce fut dur de parvenir à la fin de ce roman pourtant très agréable. J'avais peut-être visé un peu haut dans la lecture en anglais. Enfin, je suis contente d'y être arrivée. Mais je ne pense pas que mon jugement soit très crédible car je suis bien consciente que les subtilités du scénario m'ont échappé.
Enfin, pour ce que j'en ai compris, ça m'a bien plu et m'a donné envie de continuer dans la voie Coe, après Bienvenue au club. Toujours la même ambiance so british et ces personnages en relief, dont les personnalités s'affirment (pas toujours dans le bon sens à mon avis)!

Avis de Clochette, Madame Charlotte.

25.12.2007

Michael Connelly - Le poète

64cc0eed61449ec05ef8e6a4aeb43950.jpgSean, un jeune inspecteur, est retrouvé mort dans sa voiture. Ses collègues concluent qu'il s'agit d'un suicide. Sean enquêtait en effet sur le meurtre d'une jeune femme mutilée et cette enquête le perturbait énormément. Mais Jack, le frère de Sean, journaliste dans un quotidien local, ne croit pas à la thèse du suicide. Une courte enquête confirmera ses doutes et le mettra sur la piste d'autres suicides de policiers suspects.
Il réussit à convaincre le FBI qui rouvre ces dossiers. L'enquête les mènera alors sur la piste d'un redoutable pédophile-tueur de flics, aussitôt surnommé le Poète car il signe ses crimes par des vers d'Edgar Allan Poe.

Points, 2007, 565 p.

Le Poète est mon deuxième Connelly, auteur que j'avais découvert avec Darling Lilly.
Et c'est du très très bon polar, dans le genre classique américain moderne! Avec tous les ingrédients clés : suspense énorme, FBI, profilage psychologique du suspect, percées décisives en cascade, puis rebondissement, puis re-rebondissement!
Un scénario extrêmement bien ficelé dont on ne peut pas se détacher, avec en prime une écriture très agréable.
Seul bémol : le squelette du récit est un peu trop prévisible. Ce qui n'empêche pas que le suspense soit insoutenable jusqu'à la fin!
Mon plaisir de lecture a été augmenté car il s'agissait d'une réédition du roman dans une édition augmentée d'une préface de Stephen King et d'une interview de l'auteur. Et, apparemment, le Poète réapparaît dans Los Angeles River, paru en 2004.

L'avis d'Hervé.

08.11.2007

Margaret Atwood - Le dernier homme

ad12a39dd32ededa1b91c5e5b1a1a68e.gifLa race humaine a été éradiquée. Snowman est le dernier survivant, mis à part les Crakers, ces étranges personnages qui avaient été fabriqués dans son ancienne vie. Il doit tenter de survivre sur une planète où les dangers sont bien supérieurs aux ressources : louchiens, porcons, malchatons, toutes ces bêtes ayant été créées de toutes pièces par croisements génétiques.
Mais que s'est-il passé pour en arriver là?
Snowman alterne le récit de sa survie actuelle avec celui de son ancienne vie, lorsqu'il était Jimmy, publicitaire pour un programme de recherche. Il décrit la vie des hommes dans les années 20XX?, où tout est basé sur la création de nouvelles espèces et de nouveaux produits sensés améliorer la qualité de vie, mais où ne subsiste plus aucune éthique.

10/18, 2007, 478 p.

Ce roman d'anticipation fait peur! On a l'impression que tout cela n'est pas si loin, et cela pose bien des questions sur la recherche scientifique : où va-t-on s'arrêter? J'ai donc été captivée, et j'ai beaucoup apprécié la construction du récit, l'alternance entre la survie de Snowman et la découverte progressive des causes qui ont précipité la suppression du genre humain. Après La voleuse d'homme que j'avais aussi beaucoup aimé, j'ai très envie de continuer ma découverte de Margaret Atwood.

Avis de Cuné et Praline.

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