14.06.2008
Franck Thilliez - Deuils de miel
Une femme nue est retrouvée morte dans une église. Aucun signe externe de violence, le décès a été provoqué par un mal mystérieux qui a fait "imploser" les organes de la malheureuse. Franck Sharko doit enquêter et sera vite confronté à des messages énigmatiques du tueur ainsi qu'à la réponse à la cause du décès : une forme virulente de paludisme a été inoculée à la victime. Voici donc Sharko plongé dans le monde des insectes, ce qui lui détourne l'esprit de son malheur quotidien : son épouse et sa fille sont toutes deux décédées dans un accident et, très logiquement, le commissaire ne parvient pas à s'en remettre.
Pocket, 2008, 340 p.
Âmes sensibles aux petites bêtes, s'abstenir! Certains passages sont très parlants et peu ragoûtants, et les descriptions des supplices subis par les victimes sont parfois insoutenables.
Globalement j'ai trouvé diaboliquement génial, même si quelques aspects m'ont déplu. C'est une belle découverte pour moi et cela fait plaisir de voir qu'il y a encore du bon polar francophone. Franck Thilliez a un style d'écriture bien à lui et, si elle est parfois un peu lassante, elle est de très bonne qualité. Je regrette un peu de ne pas avoir débuté ma découverte de Thilliez par le premier roman mettant en scène le commissaire Sharko, car j'aurais certainement mieux compris certains aspects du personnage. Mais bon, j'ai l'habitude de tout faire à l'envers!
Découvrez l'avis de Valdebaz!
14:29 Publié dans Littérature francophone, Polars | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : franck thilliez, france
24.05.2008
Denise Hamilton - Par peur du scandale

Eve Diamond, journaliste au LA Times, aide un homme à rechercher sa fille Isabelle dans un squat. Mais c'est sous forme de cadavre qu'ils retrouvent l'adolescente de 15 ans. Voici donc Eve soudain plongée dans le monde des squats et des adolescents fugueurs. Parallèlement, elle rencontre Venus Dellaviglia Langdon, une exubérante italienne dont l'époux est candidat à la mairie de Los Angeles. Mais Venus est également retrouvée assassinée. Et l'enquête que Eve mène dans le milieu de la production de musique mexicaine à L.A. la mène aussi à une histoire de meurtre ayant eu lieu la même nuit que celle où Isabelle s'est fait assassinée.
Trop de coïncidences pour Eve qui continue à enquêter.
Seuil Policiers, 2004, 373 p.
Encore un bon polar américain d'une auteure que je ne connaissais pas, Denise Hamilton. Tous les ingrédients y étaient pour que je ne m'ennuie pas et que j'aie envie de découvrir la suite : l'héroïne journaliste intrépide et culottée, l'amourette anti-déontologique, le mélange des cultures et des milieux, le suspense de l'intrigue.
C'est déjà pas mal, mais je considère que ce roman n'était "rien de plus" qu'un bon policier et que j'en oublierai bien vite l'intrigue.
10:53 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : denise hamilton, états-unis
17.05.2008
Anne Perry - L'étrangleur de Cater Street
La famille Ellison, une famille aisée et respectée de la Londres victorienne, est sens dessus dessous : plusieurs jeunes femmes sont assassinées sauvagement dans Cater Street, la rue respectable où elle réside. Charlotte, la cadette, est la figure atypique de la famille Ellison, celle qui dit tout ce qu'elle pense, allant à l'encontre de la bienséance. Ses soeurs Emily et Sarah, plus posées, se consacrent aux bonnes oeuvres et à leur garde-robe.
On retrouve également l'inspecteur Pitt, qui vient régulièrement les interroger et qui piétine dans son enquête. Par ailleurs, celui-ci semble très intéressé par Charlotte, alors même qu'il n'est pas issu du même rang social qu'elle.
10/18, 2002, 381 p.
Je suis déçue par ce roman d'Anne Perry qui est le premier de la série des "Inspecteur Pitt", et qui m'a beaucoup moins plu que Pentecost Alley qui m'avait fait découvrir l'univers de ces enquêtes. Je me suis ennuyée à suivre la vie de ces filles de bonne famille, passant leurs après-midis à boire le thé avec la voisine et à aider la femme du pasteur dans ses oeuvres caritatives sans jamais oser dire ce qu'elles pensent. Heureusement, Charlotte était là pour inverser la tendance, mais cela n'a pas suffi.
L'intrigue policière est secondaire, lente et sans grand suspense, son dénouement sans surprise.
Bref, déçue, mais lorsque je repense à Pentecost Alley, je suis convaincue que je vais relire du Anne Perry!
Lilly avait adoré!
13:02 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : anne perry, angleterre
01.04.2008
Jo Nesbo - Rouge-gorge
Revoici Harry Hole, que j'avais quitté en Australie avec L'homme chauve-souris. Nous voici à présent en Norvège, où l'enquêteur, après une bavure, est muté dans un poste obscur aux Services secrets. Mais son intérêt est éveillé par l'achat par un norvégien d'une arme très rare et très chère utilisée habituellement par des terroristes. Il se met sur la piste de l'acheteur et cela le mène dans les milieux néo-nazis. Il ne peut s'empêcher de continuer à enquêter sur cette affaire malgré l'agacement de sa hiérarchie, et la mort violente de son ex-collègue Ellen qui avait certainement appris quelque chose de compromettant, le pousse à persévérer.
Folio/Policier, 2007, 605 p.
Bon, vous allez vous dire que je fais une fixation sur les policiers scandinaves et vous avez raison! Mais j'aime ça et j'en ai plein ma PAL! Je n'allais donc pas me priver... et bien m'en prend puisqu'une fois encore, j'ai été scotchée par ce scénario très bien ficelé et totalement sous le charme de Harry Hole en flic désabusé-mélancolique.
L'arrière-plan de l'intrigue, qui a pour cadre la Seconde Guerre mondiale, apporte un coup de projecteur historique très intéressant et instructif.
Une très bonne cuvée, je vous dis!
Egalement un coup de coeur de BMR&MAM
22:06 Publié dans Littérature scandinave, Polars | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jo nesbo, norvège
24.03.2008
Gunnar Staalesen - Le loup dans la bergerie

Varg Veum, détective privé, peine à trouver des mandats et ne communique qu'avec sa bouteille d'aquavit. Lorsqu'un avocat de Bergen lui propose de suivre sa femme pour confirmer ses soupçons d'adultère, il refuse par principe. Ce genre d'affaires ne l'intéresse pas.Cependant, quelques jours plus tard, un autre homme lui propose une autre filature. Et quand Varg Veum se rend compte que la femme à suivre est l'épouse de l'avocat, il accepte, intrigué que deux personnes différentes s'intéressent à la même femme à quelques jours d'intervalle.
Mais cette banale filature se corse rapidement et la curiosité du détective le mettra en grand danger...
Folio/Policier, 2006, 317 p.
Nouvelle découverte de policier scandinave concluante!
En faisant connaissance de l'enquêteur, Varg Veum, je me suis dit : "Encore un Wallander!" mais il a en réalité une personnalité bien à lui malgré quelques similitudes dans le genre d'homme.
L'intrigue est très bien ficelée, le héros très typique et l'ambiance très nordique. Le petit plus? L'humour du détective, qui m'a vraiment fait beaucoup rire toute seule dans les transports publics. Le style de Staalesen me plaît donc beaucoup et j'espère en lire d'autres prochainement.
Avis d'Hervé, Frisette (qui a aussi été sensible à l'humour!), Chimère
Lu dans le cadre du défi lecture Le Nom de la Rose
19:35 Publié dans Littérature scandinave, Polars | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : gunnar staalesen, norvège
17.02.2008
Karin Fossum - L'oeil d'Eve
Marie, une prostituée, est retrouvée étouffée dans son lit. On soupçonne qu'il s'agit de l'un de ses clients. Eve, son amie d'enfance qu'elle venait de retrouver, est la dernière à l'avoir vue vivante et son témoignage est assez trouble.
De plus, un homme a disparu quelques jours seulement après le meurtre de Marie. Etrange coïncidence pour une toute petite ville norvégienne où il ne se passe jamais rien! L'homme est retrouvé six mois plus tard flottant dans le fleuve traversant la ville.
Eve, jeune maman divorcée et artiste peintre, qui peine à vivre de son art et se soucie très peu de sa santé, pourrait bien constituer le lien entre ces deux affaires. C'est du moins ce que soupçonne l'inspecteur Sejer qui mène tranquillement l'enquête.
Points/Seuil, 2001, 300 p.
Encore un polar scandinave! Mais celui-ci date de quelques années déjà et constitue le premier grand succès de Karin Fossum, qui continuera avec Ne te retourne pas, dont j'ai entendu beaucoup de bien.
Encore un commissaire un peu taciturne (mais pas autant que Wallander ou Erlendur!). Le commissaire Sejer est veuf mais ne s'ennuie pas : passionné de parachutisme et par son petit-fils, il est très actif. Il a un côté très humain et très sensible qui le rend attachant.
L'intrigue est bien ficelée, les personnages intéressants. Ève Marie Magnus, la suspecte, est par exemple très intéressante dans son cheminement entre culpabilité et cupidité, et montre comment n'importe qui - ou presque - peut succomber à la tentation de la facilité, pour ensuite se retrouver dans un engrenage infernal.
Voici une note de Chimère présentant les titres mettant en scène le commissaire Sejer.
13:20 Publié dans Littérature scandinave, Polars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : norvège, karin fossum
04.02.2008
Peter Robinson - Le voyeur du Yorkshire
L'inspecteur Alan Banks a décidé de quitter Londres pour exercer au calme, à Eastvale, petite bourgade tranquille du Yorkshire.
Mais même si l'on est loin de la folie londonienne, une série d'évènements vient troubler la tranquillité de la population. Un voyeur espionne les femmes qui se déshabillent le soir, des adolescents commettent des cambriolages, et une vieille dame est retrouvée morte dans sa cuisine, de toute évidence assassinée. L'inspecteur Banks et son équipe sont donc sur le pied de guerre et enquêtent activement.
Le Livre de Poche, 2007, 347 p.
Très agréable polar! L'ambiance de cette petite ville de la campagne anglaise et très bien décrite, je m'y serais crue. Question suspense, on a vu mieux, mais j'ai bien accroché quand même. Et l'inspecteur Banks est un personnage attachant et intéressant. Le fait que la version originale ait été publiée dans les années 80 donne un petit air désuet en prime, sans portables ni Internet. Ça fait du bien!
Je ne connaissais pas Peter Robinson, mais j'y reviendrai!
19:55 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peter robinson, grande-bretagne
30.01.2008
Harlan Coben - Du sang sur le green
Myron Bolitar, agent sportif, suit l'US Open de golf à la recherche de nouveaux contrats avec des sportifs de haut niveau. Très vite, Jack Coldren, golfeur jusque là médiocre, créé la surprise en prenant la tête du tournoi devant le jeune prodige Tad Crispin. Mais un jour Myron est contacté par la famille de Jack Coldren, car le fils de celui-ci vient d'être victime d'un kidnapping. Comme les ravisseurs interdisent à la famille de faire appel à la police, Myron accepte d'investiguer discrètement pour tenter de retrouver le jeune homme. Mais plus son enquête avance, plus cela devient complexe. Et dangereux.
Fleuve Noir/Pocket, 2007, 409 p.
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. J'étais ravie de devoir lire un Harlan Coben car j'avais beaucoup aimé Juste un regard.
Mais avec Du sang sur le green, j'ai été très déçue. Certes, le scénario est bien ficelé et la fin ne manque pas de rebondissements, mais j'ai trouvé la première partie du roman ennuyeuse. L'humour omniprésent de Myron Bolitar me semble un peu lourdeau et ne m'a fait que moyennement rire, même si le personnage reste attachant. Et le petit monde des golfeurs américains est tellement à l'opposé du mien que j'ai eu beaucoup de peine à m'y attacher. Bref, à part un bon moment de suspense, ce roman ne va pas laisser un grand souvenir.
Mais merci quand même à Babelio et Masse critique!
21:02 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, polar, états-unis
06.01.2008
Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcière
Einar est journaliste au Journal du soir, et il a été envoyé récemment dans le nord de l'Islande pour développer l'édition régionale du journal. Il doit couvrir les événements de la région et il ne tarde pas à se faire une image assez nette des difficultés de la société dans les provinces du nord.
Le jeune homme qui avait le rôle principal dans la pièce de théâtre du lycée, qu'Einar avait interviewé quelques jours auparavant, est retrouvé mort sur un tas de ferraille. Einar fait alors sa petite enquête parallèle, mais plus il avance, plus le tableau est flou. Dans le même temps il suit les autres affaires de la région, qui se révèlent complexes et entremêlées les unes aux autres.
Métailié, 2007, 332 p.
Cet Einar est un personnage extrêmement drôle et attachant, à la fois cynique et très fort dans l'autodérision. On suit son travail de journaliste avec intérêt, et même si les affaires qu'il suit semblent parfois insignifiantes, le portrait qu'Einar dresse de cette région est très intéressant.
On ne peut pas parler d'un roman à suspense, loin de là. Les choses avancent lentement et font même souvent du surplace, ce qui pourra amener certains à s'ennuyer. Mais cela ne fut pas mon cas car cela laisse la place à d'autres éléments. L'histoire prend plutôt la tournure d'une enquête sociétale sur ce coin d'Islande et dépeint ses moeurs de façon très intéressante.
La traduction annotée en apprend beaucoup sur cette mystérieuse langue islandaise, ce qui est un vrai plus!
La critique de BMR-MAM et celle d'Essel.
12:57 Publié dans Littérature scandinave, Polars | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : arni thorarinsson, islande
25.12.2007
Michael Connelly - Le poète
Sean, un jeune inspecteur, est retrouvé mort dans sa voiture. Ses collègues concluent qu'il s'agit d'un suicide. Sean enquêtait en effet sur le meurtre d'une jeune femme mutilée et cette enquête le perturbait énormément. Mais Jack, le frère de Sean, journaliste dans un quotidien local, ne croit pas à la thèse du suicide. Une courte enquête confirmera ses doutes et le mettra sur la piste d'autres suicides de policiers suspects.
Il réussit à convaincre le FBI qui rouvre ces dossiers. L'enquête les mènera alors sur la piste d'un redoutable pédophile-tueur de flics, aussitôt surnommé le Poète car il signe ses crimes par des vers d'Edgar Allan Poe.
Points, 2007, 565 p.
Le Poète est mon deuxième Connelly, auteur que j'avais découvert avec Darling Lilly.
Et c'est du très très bon polar, dans le genre classique américain moderne! Avec tous les ingrédients clés : suspense énorme, FBI, profilage psychologique du suspect, percées décisives en cascade, puis rebondissement, puis re-rebondissement!
Un scénario extrêmement bien ficelé dont on ne peut pas se détacher, avec en prime une écriture très agréable.
Seul bémol : le squelette du récit est un peu trop prévisible. Ce qui n'empêche pas que le suspense soit insoutenable jusqu'à la fin!
Mon plaisir de lecture a été augmenté car il s'agissait d'une réédition du roman dans une édition augmentée d'une préface de Stephen King et d'une interview de l'auteur. Et, apparemment, le Poète réapparaît dans Los Angeles River, paru en 2004.
L'avis d'Hervé.
22:51 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : michael connelly, états-unis, policier

