01.04.2008

Jo Nesbo - Rouge-gorge

d861452997ad54db177bed1b62e43de2.jpgRevoici Harry Hole, que j'avais quitté en Australie avec L'homme chauve-souris. Nous voici à présent en Norvège, où l'enquêteur, après une bavure, est muté dans un poste obscur aux Services secrets. Mais son intérêt est éveillé par l'achat par un norvégien d'une arme très rare et très chère utilisée habituellement par des terroristes. Il se met sur la piste de l'acheteur et cela le mène dans les milieux néo-nazis. Il ne peut s'empêcher de continuer à enquêter sur cette affaire malgré l'agacement de sa hiérarchie, et la mort violente de son ex-collègue Ellen qui avait certainement appris quelque chose de compromettant, le pousse à persévérer.

Folio/Policier, 2007, 605 p.

Bon, vous allez vous dire que je fais une fixation sur les policiers scandinaves et vous avez raison! Mais j'aime ça et j'en ai plein ma PAL! Je n'allais donc pas me priver... et bien m'en prend puisqu'une fois encore, j'ai été scotchée par ce scénario très bien ficelé et totalement sous le charme de Harry Hole en flic désabusé-mélancolique.
L'arrière-plan de l'intrigue, qui a pour cadre la Seconde Guerre mondiale, apporte un coup de projecteur historique très intéressant et instructif.
Une très bonne cuvée, je vous dis!

Egalement un coup de coeur de BMR&MAM

22:06 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jo nesbo, norvège

24.03.2008

Gunnar Staalesen - Le loup dans la bergerie

fca9b2bba64916d9469433b56b5c8483.jpg

c6b80c740cefcb06f3a87d2d41ded416.jpgVarg Veum, détective privé, peine à trouver des mandats et ne communique qu'avec sa bouteille d'aquavit. Lorsqu'un avocat de Bergen lui propose de suivre sa femme pour confirmer ses soupçons d'adultère, il refuse par principe. Ce genre d'affaires ne l'intéresse pas.
Cependant, quelques jours plus tard, un autre homme lui propose une autre filature. Et quand Varg Veum se rend compte que la femme à suivre est l'épouse de l'avocat, il accepte, intrigué que deux personnes différentes s'intéressent à la même femme à quelques jours d'intervalle.
Mais cette banale filature se corse rapidement et la curiosité du détective le mettra en grand danger...

Folio/Policier, 2006, 317 p.

Nouvelle découverte de policier scandinave concluante!
En faisant connaissance de l'enquêteur, Varg Veum, je me suis dit : "Encore un Wallander!" mais il a en réalité une personnalité bien à lui malgré quelques similitudes dans le genre d'homme.
L'intrigue est très bien ficelée, le héros très typique et l'ambiance très nordique. Le petit plus? L'humour du détective, qui m'a vraiment fait beaucoup rire toute seule dans les transports publics. Le style de Staalesen me plaît donc beaucoup et j'espère en lire d'autres prochainement.

Avis d'Hervé, Frisette (qui a aussi été sensible à l'humour!), Chimère

Lu dans le cadre du défi lecture Le Nom de la Rose

19:35 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : gunnar staalesen, norvège

17.02.2008

Karin Fossum - L'oeil d'Eve

da1abe0ac1d041b0caf3e4a119af8b68.jpgMarie, une prostituée, est retrouvée étouffée dans son lit. On soupçonne qu'il s'agit de l'un de ses clients. Eve, son amie d'enfance qu'elle venait de retrouver, est la dernière à l'avoir vue vivante et son témoignage est assez trouble.
De plus, un homme a disparu quelques jours seulement après le meurtre de Marie. Etrange coïncidence pour une toute petite ville norvégienne où il ne se passe jamais rien! L'homme est retrouvé six mois plus tard flottant dans le fleuve traversant la ville.
Eve, jeune maman divorcée et artiste peintre, qui peine à vivre de son art et se soucie très peu de sa santé, pourrait bien constituer le lien entre ces deux affaires. C'est du moins ce que soupçonne l'inspecteur Sejer qui mène tranquillement l'enquête.

Points/Seuil, 2001, 300 p.

Encore un polar scandinave! Mais celui-ci date de quelques années déjà et constitue le premier grand succès de Karin Fossum, qui continuera avec Ne te retourne pas, dont j'ai entendu beaucoup de bien.
Encore un commissaire un peu taciturne (mais pas autant que Wallander ou Erlendur!). Le commissaire Sejer est veuf mais ne s'ennuie pas : passionné de parachutisme et par son petit-fils, il est très actif. Il a un côté très humain et très sensible qui le rend attachant.
L'intrigue est bien ficelée, les personnages intéressants. Ève Marie Magnus, la suspecte, est par exemple très intéressante dans son cheminement entre culpabilité et cupidité, et montre comment n'importe qui - ou presque - peut succomber à la tentation de la facilité, pour ensuite se retrouver dans un engrenage infernal.

Voici une note de Chimère présentant les titres mettant en scène le commissaire Sejer.

13:20 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : norvège, karin fossum

04.02.2008

Peter Robinson - Le voyeur du Yorkshire

d193feb120e37ed21690814bffcb6f28.jpgL'inspecteur Alan Banks a décidé de quitter Londres pour exercer au calme, à Eastvale, petite bourgade tranquille du Yorkshire.
Mais même si l'on est loin de la folie londonienne, une série d'évènements vient troubler la tranquillité de la population. Un voyeur espionne les femmes qui se déshabillent le soir, des adolescents commettent des cambriolages, et une vieille dame est retrouvée morte dans sa cuisine, de toute évidence assassinée. L'inspecteur Banks et son équipe sont donc sur le pied de guerre et enquêtent activement.

Le Livre de Poche, 2007, 347 p.

Très agréable polar! L'ambiance de cette petite ville de la campagne anglaise et très bien décrite, je m'y serais crue. Question suspense, on a vu mieux, mais j'ai bien accroché quand même. Et l'inspecteur Banks est un personnage attachant et intéressant. Le fait que la version originale ait été publiée dans les années 80 donne un petit air désuet en prime, sans portables ni Internet. Ça fait du bien!
Je ne connaissais pas Peter Robinson, mais j'y reviendrai!

19:55 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peter robinson, grande-bretagne

30.01.2008

Harlan Coben - Du sang sur le green

18597b42a8504eba05003a5f3b1fe0c3.jpgMyron Bolitar, agent sportif, suit l'US Open de golf à la recherche de nouveaux contrats avec des sportifs de haut niveau. Très vite, Jack Coldren, golfeur jusque là médiocre, créé la surprise en prenant la tête du tournoi devant le jeune prodige Tad Crispin. Mais un jour Myron est contacté par la famille de Jack Coldren, car le fils de celui-ci vient d'être victime d'un kidnapping. Comme les ravisseurs interdisent à la famille de faire appel à la police, Myron accepte d'investiguer discrètement pour tenter de retrouver le jeune homme. Mais plus son enquête avance, plus cela devient complexe. Et dangereux.

Fleuve Noir/Pocket, 2007, 409 p.

J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. J'étais ravie de devoir lire un Harlan Coben car j'avais beaucoup aimé Juste un regard.
Mais avec Du sang sur le green, j'ai été très déçue. Certes, le scénario est bien ficelé et la fin ne manque pas de rebondissements, mais j'ai trouvé la première partie du roman ennuyeuse. L'humour omniprésent de Myron Bolitar me semble un peu lourdeau et ne m'a fait que moyennement rire, même si le personnage reste attachant. Et le petit monde des golfeurs américains est tellement à l'opposé du mien que j'ai eu beaucoup de peine à m'y attacher. Bref, à part un bon moment de suspense, ce roman ne va pas laisser un grand souvenir.
Mais merci quand même à Babelio et Masse critique!

21:02 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, polar, états-unis

06.01.2008

Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcière

d164b5ffa462e61f5b3b96a22d7143c2.jpgEinar est journaliste au Journal du soir, et il a été envoyé récemment dans le nord de l'Islande pour développer l'édition régionale du journal. Il doit couvrir les événements de la région et il ne tarde pas à se faire une image assez nette des difficultés de la société dans les provinces du nord.
Le jeune homme qui avait le rôle principal dans la pièce de théâtre du lycée, qu'Einar avait interviewé quelques jours auparavant, est retrouvé mort sur un tas de ferraille. Einar fait alors sa petite enquête parallèle, mais plus il avance, plus le tableau est flou. Dans le même temps il suit les autres affaires de la région, qui se révèlent complexes et entremêlées les unes aux autres.

Métailié, 2007, 332 p.

Cet Einar est un personnage extrêmement drôle et attachant, à la fois cynique et très fort dans l'autodérision. On suit son travail de journaliste avec intérêt, et même si les affaires qu'il suit semblent parfois insignifiantes, le portrait qu'Einar dresse de cette région est très intéressant.
On ne peut pas parler d'un roman à suspense, loin de là. Les choses avancent lentement et font même souvent du surplace, ce qui pourra amener certains à s'ennuyer. Mais cela ne fut pas mon cas car cela laisse la place à d'autres éléments. L'histoire prend plutôt la tournure d'une enquête sociétale sur ce coin d'Islande et dépeint ses moeurs de façon très intéressante.
La traduction annotée en apprend beaucoup sur cette mystérieuse langue islandaise, ce qui est un vrai plus!

La critique de BMR-MAM et celle d'Essel.

12:57 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : arni thorarinsson, islande

25.12.2007

Michael Connelly - Le poète

64cc0eed61449ec05ef8e6a4aeb43950.jpgSean, un jeune inspecteur, est retrouvé mort dans sa voiture. Ses collègues concluent qu'il s'agit d'un suicide. Sean enquêtait en effet sur le meurtre d'une jeune femme mutilée et cette enquête le perturbait énormément. Mais Jack, le frère de Sean, journaliste dans un quotidien local, ne croit pas à la thèse du suicide. Une courte enquête confirmera ses doutes et le mettra sur la piste d'autres suicides de policiers suspects.
Il réussit à convaincre le FBI qui rouvre ces dossiers. L'enquête les mènera alors sur la piste d'un redoutable pédophile-tueur de flics, aussitôt surnommé le Poète car il signe ses crimes par des vers d'Edgar Allan Poe.

Points, 2007, 565 p.

Le Poète est mon deuxième Connelly, auteur que j'avais découvert avec Darling Lilly.
Et c'est du très très bon polar, dans le genre classique américain moderne! Avec tous les ingrédients clés : suspense énorme, FBI, profilage psychologique du suspect, percées décisives en cascade, puis rebondissement, puis re-rebondissement!
Un scénario extrêmement bien ficelé dont on ne peut pas se détacher, avec en prime une écriture très agréable.
Seul bémol : le squelette du récit est un peu trop prévisible. Ce qui n'empêche pas que le suspense soit insoutenable jusqu'à la fin!
Mon plaisir de lecture a été augmenté car il s'agissait d'une réédition du roman dans une édition augmentée d'une préface de Stephen King et d'une interview de l'auteur. Et, apparemment, le Poète réapparaît dans Los Angeles River, paru en 2004.

L'avis d'Hervé.

22:51 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : michael connelly, états-unis, policier

07.12.2007

Stieg Larsson - Millenium 3 : La reine dans le palais des courants d'air

8b30bfd5c65d2c70951c548b099a86f0.jpgLe scénario de ce troisième volume suit de près la fin du second. Lisbeth est accusée de diverses infractions à la loi et ne peut pas préparer sa défense, coincée qu'elle est dans sa chambre d'hôpital. Pendant ce temps, Mikael met tout en oeuvre pour réunir les preuves nécessaires à innocenter Lisbeth et à condamner la section de la Säpo qui a détruit la vie de la jeune femme des années plus tôt. Mais s'attaquer à un organisme étatique est ardu et très dangereux.

Actes Sud, 2007, 710 p.

Scotchée une troisième fois! J'avais presque la larme à l'oeil quand je suis arrivée à la fin, à l'idée de devoir quitter ces personnages qui m'ont accompagnée durant 1800 pages de suspense.
Voilà, je n'ai pas grand-chose d'autre à dire, Millenium est vraiment du très bon polar et je le conseille à tous ceux qui ne l'ont pas encore lu (même à ceux qui croient ne pas aimer les romans policiers!)
Malheureusement pour nous et surtout pour lui, Stieg Larsson est décédé juste après avoir transmis son manuscrit à son éditeur. Il n'y aura donc pas de suite!

Pour ceux qui n'ont pas suivi : mes commentaires sur le tome 1 et le tome 2

19:15 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : stieg larsson, suède

27.11.2007

Stieg Larsson - Millenium 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

c0a66065164bbb34b032d80ecde8d07e.jpgJe ne vais pas faire de résumé détaillé pour laisser la surprise à ceux qui n'ont pas encore entamé le tome 2, mais voici quand même quelques mots!
L'équipe de Millenium prévoit de sortir un numéro spécial prochainement, sur le thème des réseaux de trafic de femmes. Dag Svensson, l'un des journalistes, voit son enquête compromettre des noms de personnages haut placés, et il se fait assassiner ainsi que son amie. Stupeur pour l'équipe de Millenium et Mikael Blomqvist, le rédacteur en chef adjoint. Mikael est encore plus surpris lorsque l'enquête policière sur le meurtre désigne Lisbeth Salander comme principale suspecte du double meurtre. Lisbeth, qui n'a plus donné signe de vie à Mikael depuis un an, et qui a fort à faire pour calmer son nouveau tuteur, maître Bjurman, qui lui a fait subir de nombreux sévices.

Actes Sud, 2006, 652 p.

Ce second tome de la trilogie Millenium est extrêmement dense! les évènements se succèdent, brouillant les pistes et faisant douter le lecteur.
On retrouve Mikael et Lisbeth, ce qui est fort appréciable d'autant que c'est sur Lisbeth que se focalise l'attention dans cette suite, et cela m'a permis de mieux connaître ce personnage fascinant.
Suspense donc, mais j'ai un poil moins apprécié ce second tome que le premier. Effet de découverte en moins, peut-être, mais également une intrigue un peu trop compliquée pour mon mode de lecture très fractionné, je reste sur une impression un peu "brouillon".
Ce qui ne m'empêche pas de me précipiter de ce pas sur le dernier tome, car cela reste du grand art à mes yeux!

Voir ma critique du premier tome!

14:15 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : stieg larsson, suède

18.11.2007

Stieg Larsson - Millenium 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

4ae23d2844e21b4630288068d0eedc3b.jpgMickael Blomqvist est un journaliste économique de renom. Il vient de perdre un procès en diffamation, sa carrière est donc quelque peu compromise, de même que son journal, Millenium. Un riche homme d'affaires fait alors appel à lui afin de résoudre l'énigme d'une disparition vieille de 40 ans. Malgré son scepticisme, Mickael se lance dans l'aventure et ne tarde pas à faire d'importantes découvertes. Il est bientôt rejoint par Lisbeth Salander, une jeune femme étrange mais très efficace dans l'investigation.

Actes Sud, 2006, 574 p.

Ce premier tome de la trilogie Millenium m'a énormément plu. Les intrigues du milieu économique m'ont beaucoup intéressée, et l'enquête sur la disparition s'avère palpitante. Je me suis rapidement attachée aux personnages, en particulier à Lisbeth dont la personnalité et le parcours m'ont beaucoup touchée. Mickael m'a semblé sympathique mais peut-être un peu trop lisse et parfait.
Même si la lecture n'est pas aisée, car le livre est vaste et très détaillé, j'avais beaucoup de peine à décrocher de ma lecture lorsque je le devais et que je me suis empressée de me procurer les deux tomes suivants.
Bon, je vous laisse, je dois continuer le tome 2, auquel je suis déjà scotchée!

Avis de Val, BMR et MAM, Blog des livres et Bibliomane

14:26 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : stieg larsson, suède

18.09.2007

Jean-Pierre Gattégno - Le grand faiseur

d970bf632b7c5dac147d60186b61a5f9.gifPhilippe-Christophe Marlaud est un détective privé plutôt médiocre. Il attend désespérément son prochain client lorsqu'un homme sonne à sa porte. Il s'agit de Stanislas Josufus, fils de Nathan Josufus, l'une des plus grosses fortunes de la planète. Nathan est sur le point de mourir, et Stanislas veut récupérer une reconnaissance de dette signée par son père à la faveur d'un certain Bélial. Si la reconnaissance n'est pas retrouvée avant le décès de Nathan, son fils se verra privé de son héritage. Marlaud accepte la mission, qui ne tardera pas à s'avérer bien plus complexe et dangereuse qu'il n'y paraît.

Actes Sud, 2002, 221 p.

Il s'agit de mon premier Jean-Pierre Gattégno, et je suis surprise de tomber sur un polar!
L'écriture m'a beaucoup plu, Gattégno dresse avec Marlaud un portrait de détective très en relief, bien qu'un peu stéréotypé. Le scénario, très accrocheur, m'a tenue scotchée au roman. D'ailleurs, je n'emploie pas ce terme au hasard, car le récit m'a beaucoup fait penser à un texte écrit pour le cinéma. Ma déception provient de la fin du roman, qui me semble tirée par les cheveux et tient presque de la fable. Mais je soupçonne un deuxième degré, une ironie qui pourrait expliquer ce sentiment.
Enfin, je suis contente d'avoir découvert cet auteur et j'ai l'intention de lire d'autres titres de son oeuvre, car l'écriture me plaît vraiment.

11:59 Publié dans Littérature francophone , Polars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul gattégno, france

17.09.2007

Jacques Neirynck - La mort de Pierre Curie

ad5a8f6848c2a34a93d9d33556648921.gifEn ce début de XXème siècle, Raoul de Mézières est conseiller à l'Elysée. Le président Fallières lui confie la mission de faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Pierre Curie, le renommé scientifique. Très rapidement, Raoul, flanqué de son fidèle et sarcastique serviteur Arsène Champigny, découvre de nombreux points obscurs. L'enquête doit être menée dans la plus grande discrétion, ce qui ne fait qu'ajouter à sa difficulté. Raoul est également chargé d'enquêter sur Marie Curie, la veuve de Pierre, afin d'écarter tout soupçon sur une possible entreprise d'espionnage de sa part, et d'établir la vérité sur ses prétendues origines juives. Car en cette époque de montée des nationalismes, il vaut mieux calmer les esprits et ménager les susceptibilités. Lourde tâche, donc, qui s'annonce pour Raoul de Mézières.

10/18, 2007, 236 p.

Nouvelle agréable découverte dans la fameuse série des Grands détectives!
Les dessous tortueux de la politique du début du XXème siècle sont habilement décrits par Jacques Neirynck. Entre républicains convaincus par le nouveau régime et royalistes nostalgiques, on peut déjà entrevoir les tensions nationalistes précédant la Première Guerre Mondiale. Les logiques floues régnant sur le monde scientifique et l'arrivée des femmes à l'université sont d'autres thématiques bien intégrées dans ce roman. Quant à l'intrigue, elle se laisse suivre aisément, sans pour autant être d'une originalité exceptionnelle. Un très bon moment!

16:43 Publié dans Littérature francophone , Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jacques neirynck, suisse

01.08.2007

Arnaldur Indridason - La voix

5655935420854176b6268013e541b807.jpgGulli, le portier d'un grand hôtel de Reykjavik, est retrouvé assassiné dans le cagibi qui lui sert de chambre. Qui pouvait bien en vouloir à cet homme solitaire et sans histoires, sans amis et ayant coupé les ponts depuis longtemps avec sa famille? Erlendur et ses collègues mènent l'enquête. L'inspecteur Erlendur décide de s'installer à l'hôtel et ressasse, en cette période de Noël, les fantômes de son passé. Quant au passé de la victime, il s'avère bien surprenant : enfant, Gulli était un enfant vedette promis à une brillante carrière dans la chanson. Puis tout s'est écroulé.

Métailié, 2007, 336 p.

Après La cité des jarres et la Femme en vert, me voilà une fois de plus conquise par l'écriture d'Indridason, et même davantage que lors de ses deux premiers romans! Intrigue passionnante, ambiance islandaise bien sombre assurée. Et l'inspecteur Erlendur, toujours plus touchant, m'a beaucoup émue en se dévoilant un peu plus. Vivement le prochain!

18:51 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : arnaldur indridason, voix, islande

23.04.2007

Frank Tallis - La justice de l'inconscient

medium_tallis.jpgVienne, début du 20è siècle. Une jeune médium est retrouvée assassinée, dans une mise en scène qui ressemble à une illusion. En effet, la balle qui l'a tuée a disparu, et la femme est retrouvée dans son salon enfermée de l'intérieur, ce qui est impossible! S'agirait-il d'une vengeance d'un quelconque esprit supérieur? L'inspecteur Reinhardt n'y croit pas, et Max Liebermann, jeune psychanalyste qui l'aide dans son enquête, y croit encore moins!

Frank Tallis, La justice de l'inconscient. 10/18, 2007, 442 p.

Très sympa cette nouvelle série policière! Les débuts de la psychanalyse dans une Vienne mélomane constituent un contexte très original, et très intéressant. Cela permet de se rendre compte à quel point les découvertes de Freud représentaient alors une révolution dans la manière de penser l'humain et rencontraient de grandes résistances... Le côté mystique m'a moins plu, étant totalement hors de cette pensée, et ajoutaient un côté "comique" à l'intrigue. La construction, très traditionnelle, m'a bien sûr tenue en haleine. Je crois savoir que Frank Tallis a publié un second opus des enquêtes de Reinhardt et Liebermann, Du sang sur Vienne.

08:05 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : frank tallis, autriche

28.02.2007

Unity Dow - Les cris de l'innocente

medium_dow.jpgNous sommes au Botswana. Amantle, future avocate, est envoyée dans la brousse pour y effectuer son Service national. Elle se retrouve dans le dispensaire d'un petit village. Rapidement, elle découvre une boîte dans ce dispensaire.
Cette boîte contient les habits tachés de sang de Neo Kakang, une jeune fille disparue cinq années plus tôt et jamais retrouvée - la police avait conclu à la mise à mort de Neo par les lions.
Dès lors, c'est tout un pan de la vie du village qui se rouvre, et en particulier la plaie jamais guérie de Mma-Neo, la maman de la jeune fille. En effet, personne n'a jamais pu croire à la version officielle de la mort de Neo. Il s'agit bien plus vraisemblablement de l'un de ces fameux "meurtres rituels", toujours étouffés car pratiqués par des personnes haut placées qui utilisent certains morceaux du corps pour en faire des remèdes destinés à prendre leur puissance aux personnes plus haut placées...
Amantle décide d'aider ce village et contacte des amies avocates qui n'hésiteront pas à l'aider. Même si l'espoir que la vérité éclate, cinq ans plus tard, est mince.

Unity Dow, Les cris de l'innocente. Actes Sud/Actes Noirs, 2006, 357 p.

Waoh! Ceci est pour moi une grande découverte!
J'ai découvert un peu d'un pays qui m'était inconnu à travers une intrigue qui tient en haleine. Le Botswana, comme Unity Dow le décrit, est une démocratie où la corruption et le bafouage des droits de l'Homme sont encore monnaie courante. Bien des gens combattent heureusement cet état de fait avec un grand engagement, comme le font les héroïnes de ce roman. L'auteure décrit également très bien les traditions matrimoniales, familiales ou de divination, ce qui m'a beaucoup intéressée. Même si elle met en relief certains des côtés les plus sombres de son peuple, Unity Dow lutte aussi contre certaines idées reçues, ce qui fait du bien!
Quant à l'intrigue, on a envie que la vérité soit mise au jour même si l'on sait qu'elle fera très mal.

Par ce livre, j'ai également découvert son auteure, Unity Dow, qui est juge à la Cour suprême du Botswana et a publié plusieurs autres romans.

La collection où est publiée la version française du roman constitue une autre découverte intéressante : il s'agit d'Actes Noirs, qui semble être la collection "Polars" d'Actes Sud, mais je n'ai pas été capable de me confirmer l'info!

16:41 Publié dans Littérature africaine , Polars | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : botswana, unity dow, afrique

16.02.2007

Arnaldur Indridason - La Femme en vert

medium_indridason.jpgA Reykjavik, des ossements sont retrouvés lorsqu'on creuse des fondations pour la construction d'un nouveau lotissement. L'inspecteur Erlendur est chargé de l'enquête, avec ses collègues Elinborg et Sigurdur Oli. Problème : les ossements semblent dater de 50-70 ans... Enquêter sur un événement ayant eu lieu il y a tant de temps n'est pas chose facile. Parallèlement, on suit le triste quotidien d'une famille, vers 1945, famille terrorisée par un père ultraviolent. Une famille qui résidait sur la même colline que celle où les ossements ont été découverts. Pendant ce temps, Eva Lind, la fille de l'inspecteur Erlendur, est dans le coma. Erlendur va la voir et lui parler régulièrement, mais le pronostic vital est réservé.

Arnaldur Indridason, La femme en vert. Métailié/Points, 2006, 346 p.

Quel bon moment j'ai passé pour mon second Indridason! J'aime ces polars où les protagonistes sont des êtres humains, et non pas des poupées parfaites! Je trouve que Indridason a vraiment réussi à construire un personnage très réaliste et touchant, l'inspecteur Erlendur. Il y a notamment des passages très émouvants où il parle à sa fille comme il ne lui a jamais parlé.
Il y a aussi cette histoire absolument ignoble et révoltante, mais malheureusement pas rare, de cette famille qui vit dans la terreur, gouvernée par un monstre de violence.
Finalement, au milieu de tout cela, loin de prendre toute la place au sein du récit, l'enquête est plutôt en filigrane mais passionnante également.
Voilà, je crois que je suis vraiment conquise par Indridason et ses personnages.

08:00 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : islande, indridason

07.02.2007

Harlan Coben - Juste un regard

medium_coben.3.jpgJack et Grace sont mari et femme. Il est dans la recherche scientifique, Grace est artiste peintre. Ils ont deux enfants, Emma et Max, et tout semble bien aller. Ils vivent dans la banlieue new yorkaise.
Un jour, Grace va chercher des photos d'une sortie en famille qu'elle avait amenées à développer dans un magasin. Et dans la pile de photos, se trouve une photo étrange, représentant 5 jeunes gens, une photo qui semble dater d'un certain nombre d'années. Jack, après que Grace lui ait montré ce cliché, disparaît dans la nuit. Commence alors le cauchemar.

Harlan Coben, Just one look. Orion, 2004, 387 p.

C'était mon premier Coben, et j'ai passé un bon moment. Il faut dire que la formule est efficace : impossible de lâcher en route, on accroche comme une sangsue tant le suspense est grand et les interrogations se doivent d'être résolues.
Par contre, je ne trouve pas ce polar original, au contraire, très traditionnel à l'américaine : petite famille proprette où tout va bien, et puis soudain non rien ne va plus et une vie entière est remise en question. Enfin, des rebondissements multiples et variés jusque dans les toutes dernières pages...
Mais c'est le genre de lecture idéale pour se distraire réellement, sans prise de tête.

Voir l'avis mitigé de Lilly

La lecture en anglais s'est bien passée, je crois que j'ai compris qui était le meurtrier ;-))

08:20 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, polar, états-unis

27.12.2006

Antonio Muñoz Molina - Pleine lune

medium_munoz_molina.jpgUne petite ville d'Andalousie à l'aube de l'hiver. Une petite fille qui se fait sauvagement assassiner. La ville en émoi... Voici en gros le décor. Un inspecteur, récemment muté du Pays basque, doit retrouver le meurtrier, et est obsédé par cette quête. Le récit se construit alors, mais n'est pas axé sur l'enquête, plutôt sur les quelques personnages clés du roman : l'inspecteur, dont on ne connait pas le nom ; Susanna, l'institutrice ; le prêtre ; le médecin légiste et sa solitude, et bien sûr, l'assassin. Ces personnages, Molina en explore les moindres recoins, et ils sont les acteurs d'un récit envoûtant.

Antonio Muñoz Molina, Pleine lune. Seuil/Points, 1998, 438 p.

Il m'a fallu beaucoup de temps, au moins 100 pages, pour entrer dans l'histoire. Cela est certainement dû à l'écriture de Molina : extrêmement détaillée, des phrases très longues, un récit très lent, que je trouvais difficile à appréhender. Mais passé ce temps d'adaptation, je me suis trouvée happée par l'histoire, me suis passionnée pour ce récit qui, sous de faux airs de roman policier, explore des personnages ambigus, certains mélancoliques, d'autres pétris de haine et de rancoeur. Cette Andalousie grise, froide et pluvieuse (pas exactement l'Andalousie comme je me l'imaginais...) est déroutante et créé une véritable atmosphère.

17:21 Publié dans Littérature latine , Polars | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, andalousie

29.11.2006

Sébastien Japrisot - La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil

medium_japrisot.jpgDany Longo est employée dans une agence de pub. Un soir, son patron lui demande de terminer un travail urgent pour le lendemain, et pour plus d'efficacité il lui propose de dormir chez lui et sa femme. Le lendemain, il lui demande de les conduire à l'aéroport avec leur auto, qu'elle n'a qu'à ramener ensuite chez eux. Mais Dany décide, sur un coup de tête, de profiter de l'auto pour aller à la mer! Très vite, des évènements troublants se déroulent que Dany ne comprend pas : elle se fait assomer et écraser une main dans les WC d'une station-service, puis le pompiste lui affirme qu'elle est déjà venue le matin même faire réparer son phare, alors qu'il n'en est rien... L'angoisse commence.


Sébastien Japrisot, La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil. Denoël, Folio Policier, 2005, 311 p.


J'ai ressenti une vraie angoisse en lisant ce livre! Complètement prise dans cette ambiance de Provence version cauchemar, j'essayais désespérément de trouver la faille qui expliquerait tout, mais je n'y arrivai pas. Inutile donc de préciser que j'ai dévoré ce roman pour résoudre le mystère, mais il m'a beaucoup marquée. Sinon, côté forme, c'est fantastique aussi. Il s'agit là d'un vrai polar littéraire comme on en fait peu!
D'ailleurs, Sébastien Japrisot précise dans l'introduction : "Les trois livres ont profité du même malentendu : les critiques de romans policiers ont trouvé qu'ils étaient plus littéraires que les autres ; les critiques de romans-romans ont trouvé qu'ils étaient plus passionnants."

13:25 Publié dans Littérature francophone , Polars | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polar, japrisot, france

20.11.2006

Fred Vargas - Sous les vents de Neptune

medium_vargas2.jpgL'inspecteur Adamsberg est intrigué par un encart dans le journal, qui relate le meurtre d'une jeune femme en Alsace. Cela ne le concerne en rien, mais les détails du meurtre lui rappellent des souvenirs qui remontent à son enfance... Il décide alors, contre l'avis de ses collègues, de remonter le fil de ce crime qui ne veut pas laisser son esprit en paix. Seulement, il doit partir avec ses collègues en formation au Québec.

Fred Vargas, Sous les vents de Neptune. Viviane Hamy, 2004, 441 p.

Quel plaisir de retrouver le commissaire Adamsberg, ses rêveries, le fil hésitant de ses pensées qu'il est le seul à suivre. Ce personnage attachant nous emmène au coeur d'une intrigue bien ficelée, bien qu'un peu tirée par les cheveux. La parenthèse québécoise est un pur bonheur!

18:44 Publié dans Littérature francophone , Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fred vargas, polar, suspense

31.10.2006

Donald Westlake - Le Couperet

medium_westlake.jpgAncien cadre, Burke Devore est au chômage depuis deux ans. Il commence à désespérer de retrouver du travail dans un secteur industriel pointu et contraint de faire des économies. Mais voilà, il arrive à la fin de sa période d'indemnités, et sa famille et lui risquent d'avoir à faire face à de graves problèmes financiers. De plus, son ménage commence à battre de l'aile. Découragé, Burke décide alors de se débarrasser de ses principaux rivaux dans la course à l'emploi, et pour cela il met au point un plan machiavélique qui consiste à tuer les quelques personnes de sa région qui présentent le même profil professionnel que lui.

Donald Westlake, Le Couperet. Rivages/Noir, 2000, 332 p.

J'ai dévoré ce bouquin! Tout d'abord, le scénario, qui est sans faille, et qui m'a tenue en haleine jusqu'à la dernière page! Le tueur allait-il être découvert? Ensuite, l'écriture, qui est un récit à la première personne du tueur, et qui a pour effet que l'on se pose plein de questions : serais-je capable de faire pareil, dans une situation aussi désespérée? Même si je me dis spontanément "NON", une partie de moi ne peut pas s'empêcher de comprendre cet homme par moments, car il décrit très bien la situation désastreuse du marché de l'emploi aux USA (qui est d'ailleurs pareille chez nous) et la façon immonde dont sont traités les travailleurs. On oscille donc entre dégoût pour le personnage et des moments de tolérance. A lire absolument!
Je n'ai pas vu le film de Costa-Gavras tiré du livre, mais cette lecture m'a donné envie de le voir (même si on est souvent déçu dans ce genre de démarche).

19:05 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : donald westlake, couperet, polar, travail, chômage

28.09.2006

Anne Perry - Pentecost Alley

medium_perry.jpgLe meurtre d'une prostituée, dans le quartier pauvre de Whitechapel, à Londres, dans les années 1890. Une enquête à rebondissements et beaucoup de suspense, bref, un bon polar comme je les aime!

Anne Perry, Pentecost Alley. 10/18, 2004, 390 p.

Je découvre seulement Anne Perry maintenant, moi, fan de polars! Je me réjouis de découvrir ses autres romans, car elle semble avoir été très prolifique! J'adore l'ambiance victorienne XIXe siècle, bas-fonds londoniens, opposition haute société/populations défavorisées, émergences d'opinions "progressistes" etc.

18:20 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anne perry, pentecost alley, angleterre, polar

12.09.2006

Francisco José Viegas - Les deux eaux de la mer

medium_viegas.jpgUn homme et une femme sont retrouvés morts simultanément, l'un en Espagne, l'autre au Portugal. En apparence, rien ne les relie. Mais peu à peu, il s'avère que les choses ne sont pas si simples.
Francisco José Viegas, Les deux eaux de la mer. Albin Michel, 2005, 415 p.
Lenteur. Mélancolie. Poésie. Ce polar est tout sauf conventionnel. En effet, une très grande place est donnée à la vie et aux états d'âme des deux enquêteurs, alors que l'intrigue se dénoue lentement, par petites touches successives. Elle est comme diluée dans la narration. Pas de suspense haletant, donc. Mais un magnifique polar littéraire et poétique, sur fond de mélancolie. L'écriture est vraiment superbe, certains passages - culinaires par exemples - m'ont plongée dans une ambiance telle que je me croyais presque partie prenante de la scène! Francisco José Viegas est donc un auteur dont je me promets de suivre de près les prochaines parutions!

21:46 Publié dans Littérature latine , Polars | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : francisco josé viegas, les deux eaux de la mer, roman policier, portugal

03.04.2006

Peter Tremayne - Les cinq royaumes

Irlande, VIIe siècle ap. J.-C. Fidelma de Kildare, une jeune nonne, est mandatée par son frère Colghu, successeur au trône de Muman. Elle est chargée de résoudre une énigme qui pourrait peser lourd sur le royaume : Dacan, un vénérable moine érudit, a été assassiné, et sa famille veut punir tout le roayume pour cela. Cette énigme se doit d'être résolue au plus vite!

10/18, 2004, 362 p.

Quel délice que cette enquête, menée dans un monastère par une femme très attachante et très perspicace, et par son acolyte le guerrier Cass.
Pour qui s'intéresse à la culture et à l'histoire celtes, ce polar, 3ème enquête de soeur Fidelma traduite en français, constitue un cadre idéal pour s'y plonger.

Si vous tombez sous le charme de soeur Fidelma, voici le site officiel de ses fans!

21:10 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peter tremayne, les cinq royaumes, polar, irlande

30.01.2006

Henning Mankell - Meurtriers sans visage

"En pleine campagne suédoise, dans une ferme isolée, un couple de paysans retraités est torturé et sauvagement assassiné. Avant de mourir, la vieille femme a juste le temps de murmurer un mot : "étranger". Il n'en faut pas plus pour qu'une vague de violence et d'attentats se déclenche contre les demandeurs d'asile d'un camp de réfugiés de la région. Les médias s'emparent du fait divers et lui donnent une résonance nationale. La pression augmente sur les épaules de l'inspecteur Wallander, chargé de mener l'enquête. Il va devoir agir vite, avec sang froid et détermination, et sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes..."
Henning Mankell, Meurtriers sans visage. C. Bourgeois, 2001, 385 p.

Voici la première enquête de Kurt Wallander, le fameux inspecteur d'une petite ville suédoise. Cette série d'enquêtes présente l'avantage de suivre une chronologie qui voit le personnage de Wallander évoluer. Celui-ci a de nombreuses faiblesses, ce qui en fait un personnage humain et attachant auquel on peut un peu s'identifier. Et toutes ces énigmes se déroulent sur fond de la vie politico-sociale suédoise - ici, les problèmes de xénophobie.

20:15 Publié dans Polars , Littérature scandinave | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mankell, Henning

16.01.2006

Nicci French - The red room

Quoi de mieux que de lire en langue originale! Facile à dire, me direz-vous. Il faut se lancer et ce type de roman est idéal.
Nicci French n'est autre que le pseudo d'un couple de journalistes londoniens qui a rédigé de concert pas moins de 5 romans. Celui-ci - "La chambre écarlate" en vf - raconte l'histoire d'une psychologue, Kit, qui s'est fait sauvegement agresser par un malade mental. La jeune femme se voit ensuite proposer d'assister la police dans l'enquête sur le meurtre d'une jeune femme, et le principal suspect n'est autre que son agresseur. Cela paraît simple, ce qui implique que ça ne l'est pas.
Plein de suspense et bien sûr impossible de décrocher!
Nicci French, The red room. Penguin Books, 406 p., 2001

--> Site de Nicci French

21:50 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : French Nicci

10.01.2006

George Chesbro - Bone

"Qui est Bone? Un parmi les milliers de sans-abri qui hantent les rues de New-York? D'où vient le fémur qu'il tient dans la main? De quel enfer revient-il? Qu'a-t-il vu pour perdre la parole et la mémoire? Pourquoi son apparition dans Manhattan semble-t-elle être à l'origine d'une série de meurtres sanglants? Est-il le tueur maniaque qui décapite les clochards pendant la nuit?"
George Chesbro, Bone. Payot et Rivages, 1993, 431 p.

Ce polar captivant dépeint de façon tristement réaliste la vie des sans-abri dans une métropole.

22:15 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Chesbro George, bone