16.03.2008
Douglas Kennedy - Une relation dangereuse
Sally et Tony sont tous deux correspondants pour leur journal respectif au Caire. Il est anglais, elle est américaine. Ils se rencontrent lors d'une mission en Somalie et entament une relation. Très vite, Sally tombe enceinte. Au même moment, Tony est rappelé au siège de son journal à Londres. Il demande alors Sally en mariage et ils s'installent dans la capitale anglaise. Sally peine à s'acclimater, mais bientôt son bébé naît. Seulement, Sally est victime d'une grave dépression postnatale et n'est pas aidée par Tony qui semble très peu concerné par les affaires familiales.
Mais un jour, Sally, de retour à leur maison, s'aperçoit avec horreur que Tony a déménagé avec le petit Jack, et qu'il a obtenu que la garde de l'enfant soit totalement ôtée à Sally pour cause d'incapacité. La jeune femme devra alors se battre en justice contre cette machination abominable.
Belfond/Pocket, 2005, 533 p.
J'ai englouti rapidement cet agréable roman psychologique. Après un début quelque peu ennuyeux, on se concentre sur la psychologie des personnages qui m'a immédiatement poussée à détester le personnage de Tony. Et à partir du moment où Tony tend son piège à Sally, le suspense m'a empêchée de lâcher ce livre. J'étais révoltée par cette situation qui me paraît inconcevable et j'ai suivi avec passion le désarroi et la révolte de l'héroïne.
Un point très positif est l'effort de documentation effectué par Douglas Kennedy, que ce soit sur le délicat sujet de la dépression postnatale ou sur les rouages du système judiciaire anglais qui a conféré au récit un grand réalisme.
Un moment très agréable donc, même si certains passages sont longuets ou quelque peu stéréotypés.
Les avis d'Allie, Caroline, Maxi, Livrovore.
13:10 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : douglas kennedy, angleterre, états-unis
30.01.2008
Harlan Coben - Du sang sur le green
Myron Bolitar, agent sportif, suit l'US Open de golf à la recherche de nouveaux contrats avec des sportifs de haut niveau. Très vite, Jack Coldren, golfeur jusque là médiocre, créé la surprise en prenant la tête du tournoi devant le jeune prodige Tad Crispin. Mais un jour Myron est contacté par la famille de Jack Coldren, car le fils de celui-ci vient d'être victime d'un kidnapping. Comme les ravisseurs interdisent à la famille de faire appel à la police, Myron accepte d'investiguer discrètement pour tenter de retrouver le jeune homme. Mais plus son enquête avance, plus cela devient complexe. Et dangereux.
Fleuve Noir/Pocket, 2007, 409 p.
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. J'étais ravie de devoir lire un Harlan Coben car j'avais beaucoup aimé Juste un regard.
Mais avec Du sang sur le green, j'ai été très déçue. Certes, le scénario est bien ficelé et la fin ne manque pas de rebondissements, mais j'ai trouvé la première partie du roman ennuyeuse. L'humour omniprésent de Myron Bolitar me semble un peu lourdeau et ne m'a fait que moyennement rire, même si le personnage reste attachant. Et le petit monde des golfeurs américains est tellement à l'opposé du mien que j'ai eu beaucoup de peine à m'y attacher. Bref, à part un bon moment de suspense, ce roman ne va pas laisser un grand souvenir.
Mais merci quand même à Babelio et Masse critique!
21:02 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, polar, états-unis
25.12.2007
Michael Connelly - Le poète
Sean, un jeune inspecteur, est retrouvé mort dans sa voiture. Ses collègues concluent qu'il s'agit d'un suicide. Sean enquêtait en effet sur le meurtre d'une jeune femme mutilée et cette enquête le perturbait énormément. Mais Jack, le frère de Sean, journaliste dans un quotidien local, ne croit pas à la thèse du suicide. Une courte enquête confirmera ses doutes et le mettra sur la piste d'autres suicides de policiers suspects.
Il réussit à convaincre le FBI qui rouvre ces dossiers. L'enquête les mènera alors sur la piste d'un redoutable pédophile-tueur de flics, aussitôt surnommé le Poète car il signe ses crimes par des vers d'Edgar Allan Poe.
Points, 2007, 565 p.
Le Poète est mon deuxième Connelly, auteur que j'avais découvert avec Darling Lilly.
Et c'est du très très bon polar, dans le genre classique américain moderne! Avec tous les ingrédients clés : suspense énorme, FBI, profilage psychologique du suspect, percées décisives en cascade, puis rebondissement, puis re-rebondissement!
Un scénario extrêmement bien ficelé dont on ne peut pas se détacher, avec en prime une écriture très agréable.
Seul bémol : le squelette du récit est un peu trop prévisible. Ce qui n'empêche pas que le suspense soit insoutenable jusqu'à la fin!
Mon plaisir de lecture a été augmenté car il s'agissait d'une réédition du roman dans une édition augmentée d'une préface de Stephen King et d'une interview de l'auteur. Et, apparemment, le Poète réapparaît dans Los Angeles River, paru en 2004.
L'avis d'Hervé.
22:51 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : michael connelly, états-unis, policier
23.10.2007
C. K. Williams - Dissentiments
Le narrateur parle de sa relation difficile avec ses parents, aujourd'hui décédés, ainsi que de la relation de ses parents entre eux. Il décrit son admiration pour son père, les manifestations d'hostilité de celui-ci, l'angoisse de sa mère, ainsi que toutes ces petites choses qui font une famille.
Actes Sud, 2006, 292 p.
Impressionnante cette analyse des relations familiales!
C.K. Williams, qui je l'imagine s'exprime de manière relativement autobiographique, arrive malgré tout à atteindre une lucidité suffisante pour parler de sa famille avec une grande délicatesse. Il se montre critique mais tente par tous les moyens de comprendre l'attitude de ses parents, sans jamais amener de haine dans son discours.
A lire si l'on est intéressé par la psychologie et la psychanalyse...
07:23 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : c.k. williams, états-unis, famille
11.10.2007
David Gilbert - Les normaux
Billy, un jeune homme qui vit de petits jobs et couvert de dettes, décide d'intégrer un programme de recherche pharmaceutique en tant que cobaye.
10/18, 2007, 494 p.
Fatigue? Esprit encombré d'autres préoccupations? Je ne sais pas au juste pourquoi, mais après 65 pages je ne suis toujours pas dedans! J'abandonne donc cette lecture!
L'écriture est très surprenante, agréable mais ardue. Et je n'arrive pas à entrer dans l'histoire, qui avance lentement, très lentement.
Mais que ceux qui se sont intéressés à ce roman n'abandonnent pas l'idée de le lire! Il vaut certainement la peine, c'est juste que là, pour moi, non.
Ici une critique dithyrambique de Topolivres, là une plus nuancée de Cuné.
18:50 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : david gilbert, états-unis
07.10.2007
Seth Greenland - Mister Bones
Frank Bones est un comique ayant eu son heure de gloire dans les années 80, à présent sur le déclin. Sa seule alternative consiste à présent à jouer dans des séries médiocres pour la TV américaine. Lloyd Melnick a connu un grand succès comme scénariste de l'une de ces mêmes séries médiocres et commence à se rendre que ce n'est pas ce à quoi il aspirait réellement dans la vie. Ces deux produits hollywoodiens nagent dans un monde qui les rebute et leurs chemins se croisent à nouveau, après s'être perdus de vue pendant des années.
Liana Levi, 2005, 477 p.
Cette satire du milieu hypocrite et superficiel de Hollywood m'a fait énormément rire. Malgré les (ou grâce aux?) clichés qui se succèdent, la lecture de ce roman est jouissive. Enlevée, sarcastique, la plume vitriolée de l'auteur exploite chaque brèche pour se moquer avec délice du milieu. Malgré quelques longueurs vers le milieu du roman, j'ai donc découvert cet auteur avec grand plaisir, même si le thème de la jungle hollywoodienne ne soulevait pas à priori mon enthousiasme. En clair, je ne peux que vous conseiller Seth Greenland.
22:25 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : seth greenland, états-unis
12.08.2007
Paul Auster - Brooklyn Follies
Nathan Glass, retraité et divorcé, vient s'établir à Brooklyn après une vie à Manhattan. Il renoue rapidement les liens avec son neveu Tom, perdu de vue, et qui semble avoir perdu ses illusions de jeunesse. Il y a également Harry, l'extravagant patron de la librairie Brightman où travaille Tom. Les trois hommes se lient rapidement d'une grande complicité, et passent des soirées à rêver à une vie meilleure. Lucy, la nièce de Tom, débarque un beau jour dans leur vie, suivie de peu par Honey, grande et solide femme du Vermont. Sous l'impulsion de Nathan Glass et de son optimisme, tous ces personnages vont peu à peu s'aimer, s'aider, vivre, dans ce Brooklyn à l'atmosphère si particulière.
Actes Sud, 2005, 363 p.
Depuis le temps que ce titre m'attend dans ma pile, je me suis enfin décidée à le lire. Pas que j'étais réticente, au contraire. Plutôt parce que je voulais faire durer le fait que le plaisir était à venir!
Et je me suis une fois de plus retrouvée enserrée dans la toile de la narration de Paul Auster. Ce récit optimiste rend immédiatement accro, et je me suis bien sûr prise au jeu des personnages attachants dépeints par le romancier. Une histoire touchante sur les difficultés de la vie, et sur la manière de les surmonter, de continuer à avancer. J'ai trouvé Brooklyn Follies de construction plus simple que le Livre des illusions, la Nuit de l'oracle ou la Trilogie new-yorkaise, donc relativement différent. Un livre qui fait vraiment du bien, sans pour autant sombrer dans la facilité.
Brooklyn Follies a plu notamment à Barbabella, Nicolas, Thom et bien d'autres...
22:37 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : paul auster, brooklyn follies, états-unis
15.07.2007
Jay McInerney - Trente ans et des poussières
Fin des années quatre-vingts. Russell et Corrine forment le couple parfait. Branchés, mondains juste ce qu'il faut, et surtout pleins de bons sentiments. Russell travaille pour une grande maison d'édition mais ne semble pas montrer d'ambition particulière. Corrine est courtière en bourse mais garde une distance critique face à ce milieu. Mais lorsque l'odeur de l'argent se fait sentir, Russell se montre plus corruptible que prévu... et c'est le début de la fin pour ce jeune couple d'apparence équilibrée.
Points, 1995, 572 p.
J'ai eu quelque peine à m'immerger dans l'univers créé par Jay McInerney, que je découvrais par ce roman. Quelque chose dans son style me dérangeait, ou plutôt m'ennuyait. Puis je me suis laissée prendre dans l'histoire, finalement assez banale, de ce jeune couple bien sous tous rapports qui se laisse gagner par l'appât du gain, sacrifiant ses bons sentiments à la grande vie new yorkaise. Puis badaboum, tout commence à dégringoler. C'est là que ça a commencé à m'intéresser... Et à partir de là, j'ai beaucoup apprécié le récit. En définitive, je suis contente d'avoir découvert cet auteur qui semble être une figure importante de la littérature américaine contemporaine.
Florinette, dans sa critique enthousiaste, m'apprend que ce roman comporte une suite que j'ai très envie de découvrir!
Mon commentaire sur le roman de Murakami, lu il y a quelques semaines, arrivera bientôt! J'ai pris du retard...
19:55 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : jay mcinerney, états-unis
05.06.2007
Tracy Chevalier - La vierge en bleu
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XXe siècle. Un couple américain, Ella et Rick, vient s'établir près de Toulouse. Sa nouvelle vie ne lui convenant guère, Ella décide de partir à la recherche de ses origines, et son enquête la mène en Suisse.
XVIe siècle. Isabelle est enceinte d'Etienne, le fils de riches paysans protestants. Elle est contrainte d'épouser celui-ci et de vivre avec une famille qui la traite avec hostilité. Mais la guerre des religions fait rage, et la famille doit fuir. Direction : Moutier, une petite ville suisse protestante.
Les deux récits de ces lointaines parentes se relaient tout au long du roman, jusqu'à se rejoindre lorsque Ella découvre les lieux de ses origines, où s'est joué le drame d'une famille lors des Guerres de religion.
Tracy Chevalier, La vierge en bleu. Folio, 2007, 427 p.
Ce roman de Tracy Chevalier - son premier - se lit très facilement. La trame est intéressante, l'aspect historique m'a bien plu. Cependant, il manquait un petit quelque chose pour que je sois aussi emballée que dans la Jeune fille à la perle et le Récital des anges.
Anecdote amusante : quelle ne fut pas ma surprise lorsque je m'aperçus qu'une partie de l'histoire se déroulait à Moutier, minuscule ville suisse située à 15 minutes d'où j'ai grandi ;-)
Voir la critique plus enthousiaste de la Conjuration des livres!
23:03 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tracy chevalier, vierge en bleu, états-unis
30.05.2007
Siri Hustvedt - Tout ce que j'aimais
C'est l'histoire de l'amitié d'une vie. Entre William, artiste, et Leo, professeur d'histoire de l'art. Et entre leurs familles respectives. C'est l'histoire d'une vie, de plusieurs vies, de la mort, de l'art et de New York. C'est une histoire d'amour, une histoire de deuil et une histoire de la folie. Bref, c'est une histoire difficile à résumer et qui doit se laisser découvrir tant elle est complexe et envoûtante et inattendue.
Comme la vie, en somme.
Siri Hustvedt, Tout ce que j'aimais. Actes Sud/J'ai lu, 2006, 446 p.
Voici longtemps que je n'avais pas été pareillement sous l'emprise d'un récit. Durant ces quelques jours qu'ont duré ma lecture, j'étais un peu dans le monde réel, et beaucoup dans le monde de Leo, Bill, Violet, Mark et des autres protagonistes de ce récit incroyable. Je suis béate d'admiration devant la subtilité et la finesse avec lesquelles Siri Hustvedt décortique les relations humaines et la complexité de la vie. Devant la justesse et l'humanité qui guident sa plume et qui donnent vie à ses personnages.
Bref, un grand roman que je vous conseille chaleureusement, comme l'avaient déjà fait notamment Julie et Lisa!
(Seule déception : les 40 dernières pages qui m'ont semblé de trop, comme un récit accolé au reste et qui m'ont parues superflues. Je la mets entre parenthèse, car cela n'enlève rien à mon coup de coeur!)
20:15 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : siri hustvedt, tout ce que j'aimais, états-unis


