12.04.2008
Nikki Gemmel - La mariée mise à nu
Le journal intime d'une femme, jeune mariée, nous est dévoilé par petites touches.
Tout d'abord, la période de la lune de miel, ou tout est dégoûlinant de joie sirupeuse, et qui se termine brusquement par la découverte de la trahison du mari.
Ensuite, une rencontre entre la mariée et un acteur puceau, qui va se terminer en leçons de sexe intenses.
Troisième partie, la jeune femme décide de raccrocher son côté femme libérée et de se consacrer à être la bonne épouse qu'elle avait commencé à incarner au début de son mariage, et de faire un bébé avec son mari.
Ce récit est présenté sous forme de "Leçons" successives, du genre "La jovialité est qualité fort charmante chez une infirmière", "Bonheur et vertu résident tous deux dans l'action", etc., qui sont autant de délices décalés du texte qui y est associé.
Au Diable Vauvert, 2006, 356 p.
J'ai reçu ce roman par Le Livre de Poche, qui proposait l'envoi d'un ouvrage contre une critique à renvoyer à l'éditeur. Lorsque je l'ai vu, sa couverture toute rose et kitche m'a donné les pires craintes. Mais en réalité, quelle surprise! J'ai immédiatement accroché à la lecture de ce livre très intense et très riche, qui traite sans tabou du mariage, du sexe et de l'identité de la femme. Je pense que chaque femme pourra se retrouver dans l'héroïne à certains moments du récit, car je peux imaginer que ses questionnements sont ceux de la plupart des femmes.
L'écriture est de plus très rythmée et agréable.
Eireann n'a pas trop aimé de même que Laure, Cuné a beaucoup aimé et Lo aussi.
11:45 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : nikki gemmel, angleterre, australie
22.10.2006
Elliot Perlman - Trois dollars
A l'aube de ses quarante ans, Eddie se retrouve avec trois dollars sur son compte en banque, et une famille à nourrir. Pourtant, Eddie est un jeune homme comme tant d'autres. Il a suivi des études d'ingénieur, au cours desquelles il rencontre Tanya, sa future femme, qui se dirige vers une carrière universitaire. Ils fondent une famille, Eddie trouve du travail et Tanya rédige sa thèse. Le couple a des amis intimes, Paul et Kate, une petite maison. Une petite vie heureuse au sein de la classe moyenne. Mais ça n'est pas si simple. Les temps sont durs, et il devient de plus en plus difficile de conserver son travail en restant intègre...
Elliot Perlman, Trois dollars. Robert Laffont, 2006, 402 p.
Le premier roman d'Elliot Perlman - second à être traduit en français après le succès de Ambiguïtés - est une belle réussite. L'auteur explore ses personnages par petites touches, et leurs contours apparaissent peu à peu, au fil de coïncidences et d'anecdotes. Sa plume est très belle, nous emmenant dans la vie quotidienne ordinaire d'une famille ordinaire en Australie, sur fond de "dégringolade sociale postindustrielle". Défendre ses valeurs tout en s'adaptant à un monde toujours plus impitoyable, voilà l'épreuve à laquelle sont confrontés ces personnages.
22:40 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : australie, elliot perlman, trois dollars
24.03.2006
Elliot Perlman - Ambiguïtés
Simon est un homme cultivé, charmeur extrêmement doux. Seulement voilà, Simon est un instituteur au chômage. Il vit dans le souvenir de son ancienne petite-amie qui l'a quitté il y a 10 ans et qui a fondé une famille depuis. Il boit. Il broie du noir. Heureusement pour lui, il a deux amis fidèles sur qui il peut compter : Angélique, une prostituée amoureuse de lui, et Alex, son psychiatre, avec qui il a noué un lien étroit et étrange. Il aura bien besoin de ces appuis : en effet, un beau jour, il enlève Sam, le fils de son ex petite-amie. Comment expliquer ce geste? 7 personnages impliqués dans cette histoire à des degrés divers, racontent cet épisode selon leur point de vue, et brodent une autre pièce de ce patchwork complexe.
Elliot Perlman, Ambiguïtés. 10/18, 2005, 856 p.
Ces récits, offrant chacun un nouvel angle de vue, se complètent idéalement afin de bien saisir les méandres de cette étrange affaire... Quelle maîtrise du récit de la part de Elliot Perlman!
17:10 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : elliot perlman, ambiguïtés, australie

