19.03.2008
Dupuy, Berberian, Jean-C. Denis - Un peu avant la fortune
Etienne est un détective privé en manque de clientèle. Il gagne le gros lot au loto. Mais la route sera longue avant de pouvoir éventuellement toucher le pactole, tant les mésaventures se succèdent.
Aire Libre, 2008
Je continue dans la BD, et bien m'en prend...
Cette nouvelle découverte m'a fait passer un moment sympa, quoique pas inoubliable, et m'a permis de réfléchir à une question essentielle : gagner au loto est-il vraiment une chance permettant de régler tous les problèmes? Ne serait-ce pas plutôt une source de problèmes de toutes sortes?
Il y a très peu de chances pour que j'ai l'occasion d'y répondre un jour, mais ce scénario m'a permis d'y penser quand même, ce qui ne sert à rien mais change les idées!
L'avis de Nicolas, beaucoup plus avisé et critique que mon oeil naïf!
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18.03.2008
Emmanuel Lepage et Sophie Michel - Oh les filles! (1ère partie)
On suit le quotidien de Chloé, Leïla et Agnès, trois filles du mêmes âge à Marseille, trois milieux sociaux très différents, mais dont les chemins finissent par se croiser. Chloé, élevée par sa mère qui travaille ardemment pour pouvoir payer à sa fille les cours de danse dont elle rêve ; Leïla, d'une famille d'immigrés marocains, confrontée au racisme dont sa famille est parfois victime ; Agnès, fille de riches, élevée par sa nounou tant ses parents sont absents, préoccupés par d'autres soucis.
Futuropolis, 2008
Encore une BD! Décidément c'est la révolution dans mes pratiques de lecture!
Ce portrait croisé de trois enfants et de leur famille respective aux statuts sociaux et culturels très divers est très sympa et attachant. J'ai très envie de connaître la suite, la seconde partie donc, car j'étais prise par les évènements de la vie de ces fillettes.
Le graphisme coloré et très en mouvement d'Emmanuel Lepage m'a plu également.
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10.02.2008
Catherine de Saint Phalle - Après la nuit
Un jour à l'aube, Renée décide de quitter définitivement André en emmenant Henri son fils, alors que Louis, l'aîné, est en séjour linguistique en Floride. Il s'agit d'un coup de tête après des années de vie commune que Renée a vécues comme dans une prison. Car depuis quinze ans, Renée est amoureuse de son amant, Lane, un violoncelliste américain qui est aussi le père de Henri et de Louis.
Les premiers pas vers la liberté, vers l'amour et vers la vérité sont alors à affronter, semés par le doute de la vie future, mais jamais par le regret.
Actes Sud, 2000, 259 p.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit d'une femme qui ose enfin oser, cesser de se mentir et aller vers sa vie. Catherine de Saint Phalle, qui m'était totalement inconnue (et à vous?), écrit superbement, elle saisit les personnages dans leur essence pour nous en transmettre un portrait très juste et hésitant, et nous les faire aimer.
Voici une maigre biographie de l'écrivain sur le site de France Culture.
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22.01.2008
Régis de Sá Moreira - Le libraire
Un libraire, dans sa librairie, tout entier dévoué à ses livres et un peu à ses clients. Le libraire n'a pas de nom, et sa librairie non plus. La librairie est ouverte jour et nuit sans interruption. Le libraire loufoque et solitaire est accroché à ses manies, comme celle de se faire une tisane après la venue de chaque client, de résoudre des conflits grâce à des phrases de manuels de langues ("Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs") ou de communiquer avec ses frères et soeurs par l'envoi de pages arrachées à des livres.
Le Livre de Poche, 2006, 189 p.
Poudoupoudoupoudou!
Drôle de livre! Je ne sais pas trop que penser. Ce court récit se lit très facilement et il est difficile de s'arrêter. L'écriture est drôle, très originale et même poétique. Mais cette petite vie de libraire solitaire fait un peu cliché et je ne comprends pas ce qu'a voulu dire l'auteur à travers ce roman. L'amour des livres? Cet aspect m'a certes parlé! Mais pour le reste, je ne vois pas.
Ce texte ne me restera donc pas inoubliable mais fut de lecture agréable!
Les critiques de Google, Jules, Lilly.
15:00 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Régis de Sá Moreira, france
14.10.2007
Philippe Claudel - Les âmes grises
Un homme raconte. La vie d'un village français durant la Première Guerre mondiale. Les petits drames de chacun, la culpabilité qui jaillit à chaque instant à la figure de ceux qui ne sont pas au front. Les deuils, les haines, et les tentatives d'oubli. Il me semble inutile d'en dire plus concernant l'intrigue, car il vaut la peine de la découvrir par la plume de Philippe Claudel.
"Les salauds, les saints, j'en ai jamais vu. Rien n'est tout noir, ni tout blanc, c'est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c'est pareil... T'es une âme grise, joliment grise, comme nous tous..." (p. 134)
Stock/Le livre de poche, 2006, 279 p.
Je suis subjuguée par la beauté de ce roman. L'écriture de Claudel est un pur délice, chaque phrase est un poème en soi. Et l'atmosphère que créé l'auteur, remplie d'une infinie mélancolie, est extrêmement touchante et prenante. Voilà un moment que je ne m'étais pas à ce point délectée à la lecture d'un roman, et il me tarde de découvrir les autres romans de Philippe Claudel.
Les avis ravis de Papillon, Sylvie et Clochette
21:49 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : philippe claudel, france
18.09.2007
Jean-Pierre Gattégno - Le grand faiseur
Philippe-Christophe Marlaud est un détective privé plutôt médiocre. Il attend désespérément son prochain client lorsqu'un homme sonne à sa porte. Il s'agit de Stanislas Josufus, fils de Nathan Josufus, l'une des plus grosses fortunes de la planète. Nathan est sur le point de mourir, et Stanislas veut récupérer une reconnaissance de dette signée par son père à la faveur d'un certain Bélial. Si la reconnaissance n'est pas retrouvée avant le décès de Nathan, son fils se verra privé de son héritage. Marlaud accepte la mission, qui ne tardera pas à s'avérer bien plus complexe et dangereuse qu'il n'y paraît.
Actes Sud, 2002, 221 p.
Il s'agit de mon premier Jean-Pierre Gattégno, et je suis surprise de tomber sur un polar!
L'écriture m'a beaucoup plu, Gattégno dresse avec Marlaud un portrait de détective très en relief, bien qu'un peu stéréotypé. Le scénario, très accrocheur, m'a tenue scotchée au roman. D'ailleurs, je n'emploie pas ce terme au hasard, car le récit m'a beaucoup fait penser à un texte écrit pour le cinéma. Ma déception provient de la fin du roman, qui me semble tirée par les cheveux et tient presque de la fable. Mais je soupçonne un deuxième degré, une ironie qui pourrait expliquer ce sentiment.
Enfin, je suis contente d'avoir découvert cet auteur et j'ai l'intention de lire d'autres titres de son oeuvre, car l'écriture me plaît vraiment.
11:59 Publié dans Littérature francophone , Polars | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul gattégno, france
22.08.2007
Jean-Paul Dubois - Vous plaisantez, Monsieur Tanner
"Vous plaisantez, Monsieur Tanner?" Voilà ce que répondent les ouvriers à Paul Tanner lorsqu'ils apprennent qu'il décide de participer au chantier de la rénovation de sa maison fraichement héritée. Mais Paul Tanner veut suivre les travaux de près. Et quelle aventure que cette rénovation! Les artisans des différents corps de métiers intervenant sur le chantier lui en font voir de toutes les couleurs, et M. Tanner se demande quelle folie l'a poussé à accepter cet héritage.
Points, 2007, 199 p.
Ce roman est un délice de drôlerie et d'autodérision! J'ai vraiment passé un très bon moment et beaucoup ri à cette lecture rafraîchissante! Les déboires de Monsieur Tanner, bien qu'un peu caricaturaux, ne seront certainement pas sans rappeler quelques souvenirs épiques à ceux d'entre vous qui ont eu une maison à rénover. Même si elle ne restera pas dans les annales, je vous conseille donc cette petite parenthèse de fraîcheur agréable et sans prétention, dans une toute autre veine que Une vie française.
L'avis d'Estampilles.
19:24 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul dubois, france
Jean-Dominique Bauby - Le scaphandre et le papillon
Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine Elle, est victime d’un accident vasculaire cérébral le 8 décembre 1995. Comme une partie importante de son cerveau est atteinte, il se retrouve paralysé des pieds à la tête. Par contre, ses facultés intellectuelles sont absolument intactes, il a l’esprit parfaitement clair et comprend tout ce qu’on lui dit. On appelle ça le « locked-in syndrome ». Son seul moyen de communiquer est un battement de la paupière gauche. Un battement signifie oui, deux battements, non. Il apprend l’alphabet dans l'ordre de la fréquence d’utilisation des lettres dans la langue française, puis ses proches l’apprennent également. Son interlocuteur énumère les lettres, et Jean-Dominique bat de la paupière lorsqu’il arrive à la bonne lettre. Ainsi, lettre après lettre, Jean-Dominique Bauby utilise cette méthode pour écrire le livre de ses pensées, toujours cloué sur son lit d’hôpital. Et il y parvient!
Robert Laffont, 1997, 139 p.
Que ressent-on lorsqu’on est enfermé dans son corps tel dans un scaphandre, alors que notre pensée est parfaitement claire ? Ce petit livre nous donne quelques éléments de réponse sur cette situation inimaginable. Où vont vagabonder ses pensées, entre souvenirs de la vie avant et « trucs » pour rendre sa situation plus supportable, Jean-Dominique Bauby livre un récit très émouvant, qui sera publié quelques jours seulement avant son décès en 1997. Une belle leçon et un rappel : notre vie ne tient à rien, profitons!
19:09 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jean-dominique bauby, scaphandre et le papillon, france
13.06.2007
Muriel Barbery - L'élégance du hérisson
Renée Michel est la concierge du 7, rue de Grenelle à Paris. Cet immeuble bourgeois n'abrite que des familles de la haute société : industriels, députés et autre critique réputé. Renée joue à merveille son rôle de concierge que personne ne remarque : vieille, repoussante et acariâtre et, à priori, sans autres intérêts que ses fleurs, son chat et sa télévision. Mais derrière ce stéréotype se cache une intellectuelle autodidacte qui dévore tout ce qui a trait à la culture, en cachette.
Paloma, la fille de 12 ans de l'une des prestigieuses familles résidentes, est la seule à exercer un oeil plus que critique à l'encontre de son milieu. Elle détecte la moindre faille des agissements et paroles des siens et les tourne délicieusement en ridicule dans son journal.
Jusqu'au jour où emménage M. Ozu, un Japonais malicieux qui repère bien vite le décalage de Renée et de Paloma.
Gallimard, 2006, 359 p.
Quel délice, quelle merveille! J'ai réellement goûté à ce roman comme on déguste un délicieux mets. Les amoureux de la langue française seront comblés. Quelle écriture élégante et subtile! La verve de la concierge et de la petite fille, portant un regard des plus lucides sur les riches et leurs travers, m'ont à plusieurs reprises fait éclater de rire. Mais du rire, je suis passée à des émotions plus sérieuses lorsque Renée se dévoile, très touchante. Ces personnages sont donc extrêmement attachants. Et derrière la dérision et la légèreté qui caractérisent ce livre, se cache une profondeur qui se dévoile peu à peu, posant d'intéressantes questions sur les stéréotypes et les classes sociales, notamment.
Bref, ce roman de Muriel Barbery est un vrai régal, comme l'ont déjà dit et répété bien d'autres bloggeurs(-euses) comme Lilly ou Bernard.
Merci à Yue Yin de m'avoir offert ce très beau moment de lecture ;-)
20:25 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : muriel barbery, élégance du hérisson, france
10.06.2007
Anny Dupérey - Une soirée
Etudiants en médecine, Florence, Romain et Denis formaient un étrange triangle amoureux. Florence, amoureuse des deux hommes, entretenait une relation intime avec chacun d'eux, par ailleurs meilleurs amis. Tous trois se satisfaisaient de cette situation. A la fin de leurs études, Romain est parti monter un labo de recherche en Asie. C'est donc tout naturellement que Florence et Denis se sont mariés. Dix-huit ans plus tard, lors d'une fête, Romain réapparaît. C'est un grand choc qui replonge Florence dans sa jeunesse et qui remet alors en question sa vie actuelle. A-t-elle réellement fait le choix d'épouser Denis, où auraient-ils plutôt été guidés par les circonstances? A-t-elle vraiment vécu comme elle le voulait et réalisé ses rêves? Cette remise en question la pousse à quitter Denis.
Anny Dupérey, Une soirée. Points, 2006, 267 p.
Ce petit roman d'Anny Dupérey ne m'a pas emballée. Trop de caricatures, de situations convenues. Les scénario me semble également un peu tiré par les cheveux : peut-on vraiment aimer deux hommes à la fois? Je l'ai tout de même terminé car il est agréable à lire cependant, et les questionnements existentiels qui taraudent Florence, Denis et Romain ne manquent pas d'intérêt. Mais il ne restera pas dans mes annales personnelles de lecture.
Voir les avis de Carole et Frisette (au fond de la page).
19:38 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anny dupérey, une soirée, france


