06.01.2008
Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcière
Einar est journaliste au Journal du soir, et il a été envoyé récemment dans le nord de l'Islande pour développer l'édition régionale du journal. Il doit couvrir les événements de la région et il ne tarde pas à se faire une image assez nette des difficultés de la société dans les provinces du nord.
Le jeune homme qui avait le rôle principal dans la pièce de théâtre du lycée, qu'Einar avait interviewé quelques jours auparavant, est retrouvé mort sur un tas de ferraille. Einar fait alors sa petite enquête parallèle, mais plus il avance, plus le tableau est flou. Dans le même temps il suit les autres affaires de la région, qui se révèlent complexes et entremêlées les unes aux autres.
Métailié, 2007, 332 p.
Cet Einar est un personnage extrêmement drôle et attachant, à la fois cynique et très fort dans l'autodérision. On suit son travail de journaliste avec intérêt, et même si les affaires qu'il suit semblent parfois insignifiantes, le portrait qu'Einar dresse de cette région est très intéressant.
On ne peut pas parler d'un roman à suspense, loin de là. Les choses avancent lentement et font même souvent du surplace, ce qui pourra amener certains à s'ennuyer. Mais cela ne fut pas mon cas car cela laisse la place à d'autres éléments. L'histoire prend plutôt la tournure d'une enquête sociétale sur ce coin d'Islande et dépeint ses moeurs de façon très intéressante.
La traduction annotée en apprend beaucoup sur cette mystérieuse langue islandaise, ce qui est un vrai plus!
La critique de BMR-MAM et celle d'Essel.
12:57 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : arni thorarinsson, islande
01.08.2007
Arnaldur Indridason - La voix
Gulli, le portier d'un grand hôtel de Reykjavik, est retrouvé assassiné dans le cagibi qui lui sert de chambre. Qui pouvait bien en vouloir à cet homme solitaire et sans histoires, sans amis et ayant coupé les ponts depuis longtemps avec sa famille? Erlendur et ses collègues mènent l'enquête. L'inspecteur Erlendur décide de s'installer à l'hôtel et ressasse, en cette période de Noël, les fantômes de son passé. Quant au passé de la victime, il s'avère bien surprenant : enfant, Gulli était un enfant vedette promis à une brillante carrière dans la chanson. Puis tout s'est écroulé.
Métailié, 2007, 336 p.
Après La cité des jarres et la Femme en vert, me voilà une fois de plus conquise par l'écriture d'Indridason, et même davantage que lors de ses deux premiers romans! Intrigue passionnante, ambiance islandaise bien sombre assurée. Et l'inspecteur Erlendur, toujours plus touchant, m'a beaucoup émue en se dévoilant un peu plus. Vivement le prochain!
18:51 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : arnaldur indridason, voix, islande
16.02.2007
Arnaldur Indridason - La Femme en vert
A Reykjavik, des ossements sont retrouvés lorsqu'on creuse des fondations pour la construction d'un nouveau lotissement. L'inspecteur Erlendur est chargé de l'enquête, avec ses collègues Elinborg et Sigurdur Oli. Problème : les ossements semblent dater de 50-70 ans... Enquêter sur un événement ayant eu lieu il y a tant de temps n'est pas chose facile. Parallèlement, on suit le triste quotidien d'une famille, vers 1945, famille terrorisée par un père ultraviolent. Une famille qui résidait sur la même colline que celle où les ossements ont été découverts. Pendant ce temps, Eva Lind, la fille de l'inspecteur Erlendur, est dans le coma. Erlendur va la voir et lui parler régulièrement, mais le pronostic vital est réservé.
Arnaldur Indridason, La femme en vert. Métailié/Points, 2006, 346 p.
Quel bon moment j'ai passé pour mon second Indridason! J'aime ces polars où les protagonistes sont des êtres humains, et non pas des poupées parfaites! Je trouve que Indridason a vraiment réussi à construire un personnage très réaliste et touchant, l'inspecteur Erlendur. Il y a notamment des passages très émouvants où il parle à sa fille comme il ne lui a jamais parlé.
Il y a aussi cette histoire absolument ignoble et révoltante, mais malheureusement pas rare, de cette famille qui vit dans la terreur, gouvernée par un monstre de violence.
Finalement, au milieu de tout cela, loin de prendre toute la place au sein du récit, l'enquête est plutôt en filigrane mais passionnante également.
Voilà, je crois que je suis vraiment conquise par Indridason et ses personnages.
08:00 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : islande, indridason

