25.05.2007

Markus Wagner - Langues de feu

medium_werner.jpgThomas Clarin, un jeune avocat sachant profiter de la vie, passe le week-end de Pentecôte dans son chalet du Tessin. Le premier soir, il va dîner à l'hôtel tout proche et fait connaissance de Loos, un enseignant d'une cinquantaine d'années. Tout semble séparer les deux hommes, et pourtant, Loos exerce une forte fascination sur Clarin, si bien qu'ils passent deux longues soirées à discuter passionnément des choses de la vie. Mariage, nouvelles technologies et autres grandes thématiques sont alors fiévreusement débattues. Mais le dimanche matin, c'est l'incompréhension... Qui est réellement Loos, cet homme étrange mais auquel Clarin avait fini par s'attacher?

Markus Werner, Langues de feu. Actes Sud, 2006, 189 p.

Sceptique dans un premier temps, j'ai rapidement été charmée par le style intimiste de Markus Werner. Tout d'abord, la relation mystérieuse entre les deux hommes, dont l'un est quasiment envoûté par l'autre, m'a réellement intriguée. Leur conversation, dont certains passages un peu pompeux m'ont agacée, s'avère par moments passionnante, même s'il faut s'accrocher pour en suivre le fil. Au fil des pages, on se laisse emporter par le récit duquel une tension bientôt insupportable s'échappe. Alors, je n'ai plus pu lâcher le livre jusqu'à la fin.
Bref, malgré les critiques plus que mitigées des "vrais" critiques, il s'agit là d'une vraie belle découverte pour moi, et de la confirmation qu'une littérature contemporaine suisse de qualité existe!