30.01.2008
Harlan Coben - Du sang sur le green
Myron Bolitar, agent sportif, suit l'US Open de golf à la recherche de nouveaux contrats avec des sportifs de haut niveau. Très vite, Jack Coldren, golfeur jusque là médiocre, créé la surprise en prenant la tête du tournoi devant le jeune prodige Tad Crispin. Mais un jour Myron est contacté par la famille de Jack Coldren, car le fils de celui-ci vient d'être victime d'un kidnapping. Comme les ravisseurs interdisent à la famille de faire appel à la police, Myron accepte d'investiguer discrètement pour tenter de retrouver le jeune homme. Mais plus son enquête avance, plus cela devient complexe. Et dangereux.
Fleuve Noir/Pocket, 2007, 409 p.
J'ai reçu cet ouvrage dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. J'étais ravie de devoir lire un Harlan Coben car j'avais beaucoup aimé Juste un regard.
Mais avec Du sang sur le green, j'ai été très déçue. Certes, le scénario est bien ficelé et la fin ne manque pas de rebondissements, mais j'ai trouvé la première partie du roman ennuyeuse. L'humour omniprésent de Myron Bolitar me semble un peu lourdeau et ne m'a fait que moyennement rire, même si le personnage reste attachant. Et le petit monde des golfeurs américains est tellement à l'opposé du mien que j'ai eu beaucoup de peine à m'y attacher. Bref, à part un bon moment de suspense, ce roman ne va pas laisser un grand souvenir.
Mais merci quand même à Babelio et Masse critique!
21:02 Publié dans Littérature anglo-saxone, Polars | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, polar, états-unis
22.01.2008
Régis de Sá Moreira - Le libraire
Un libraire, dans sa librairie, tout entier dévoué à ses livres et un peu à ses clients. Le libraire n'a pas de nom, et sa librairie non plus. La librairie est ouverte jour et nuit sans interruption. Le libraire loufoque et solitaire est accroché à ses manies, comme celle de se faire une tisane après la venue de chaque client, de résoudre des conflits grâce à des phrases de manuels de langues ("Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs") ou de communiquer avec ses frères et soeurs par l'envoi de pages arrachées à des livres.
Le Livre de Poche, 2006, 189 p.
Poudoupoudoupoudou!
Drôle de livre! Je ne sais pas trop que penser. Ce court récit se lit très facilement et il est difficile de s'arrêter. L'écriture est drôle, très originale et même poétique. Mais cette petite vie de libraire solitaire fait un peu cliché et je ne comprends pas ce qu'a voulu dire l'auteur à travers ce roman. L'amour des livres? Cet aspect m'a certes parlé! Mais pour le reste, je ne vois pas.
Ce texte ne me restera donc pas inoubliable mais fut de lecture agréable!
Les critiques de Google, Jules, Lilly.
15:00 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Régis de Sá Moreira, france
21.01.2008
Jonathan Coe - The closed circle
Pour cette suite de l'excellent Bienvenue au club, on retrouve Benjamin, Claire, Paul, Philip et Doug, entre Londres et Birmingham, vingt ans plus tard. Ceux que l'on avait connus écoliers sont à présents des adultes ordinaires, ou presque. La politique tient toujours une place importante dans leur milieu. On suit leurs problèmes d'adultes qui ont remplacé leurs tracas d'enfants. Mais les caractères n'ont pas changé : Paul, très ambitieux, est entré au cabinet de Tony Blair. Benjamin est toujours taciturne et ne parvient pas à oublier Cicely, son amour de jeunesse, ni à terminer son roman. Doug est devenu journaliste, tout comme Philip.
Les vieux démons sont toujours là, mais certains d'entre eux seront enfin résolus.
Penguin Books, 2005, 432 p.
Oufff! Ce fut dur de parvenir à la fin de ce roman pourtant très agréable. J'avais peut-être visé un peu haut dans la lecture en anglais. Enfin, je suis contente d'y être arrivée. Mais je ne pense pas que mon jugement soit très crédible car je suis bien consciente que les subtilités du scénario m'ont échappé.
Enfin, pour ce que j'en ai compris, ça m'a bien plu et m'a donné envie de continuer dans la voie Coe, après Bienvenue au club. Toujours la même ambiance so british et ces personnages en relief, dont les personnalités s'affirment (pas toujours dans le bon sens à mon avis)!
Avis de Clochette, Madame Charlotte.
22:10 Publié dans Littérature anglo-saxone | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jonathan coe, angleterre
06.01.2008
Arni Thorarinsson - Le temps de la sorcière
Einar est journaliste au Journal du soir, et il a été envoyé récemment dans le nord de l'Islande pour développer l'édition régionale du journal. Il doit couvrir les événements de la région et il ne tarde pas à se faire une image assez nette des difficultés de la société dans les provinces du nord.
Le jeune homme qui avait le rôle principal dans la pièce de théâtre du lycée, qu'Einar avait interviewé quelques jours auparavant, est retrouvé mort sur un tas de ferraille. Einar fait alors sa petite enquête parallèle, mais plus il avance, plus le tableau est flou. Dans le même temps il suit les autres affaires de la région, qui se révèlent complexes et entremêlées les unes aux autres.
Métailié, 2007, 332 p.
Cet Einar est un personnage extrêmement drôle et attachant, à la fois cynique et très fort dans l'autodérision. On suit son travail de journaliste avec intérêt, et même si les affaires qu'il suit semblent parfois insignifiantes, le portrait qu'Einar dresse de cette région est très intéressant.
On ne peut pas parler d'un roman à suspense, loin de là. Les choses avancent lentement et font même souvent du surplace, ce qui pourra amener certains à s'ennuyer. Mais cela ne fut pas mon cas car cela laisse la place à d'autres éléments. L'histoire prend plutôt la tournure d'une enquête sociétale sur ce coin d'Islande et dépeint ses moeurs de façon très intéressante.
La traduction annotée en apprend beaucoup sur cette mystérieuse langue islandaise, ce qui est un vrai plus!
La critique de BMR-MAM et celle d'Essel.
12:57 Publié dans Littérature scandinave, Polars | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : arni thorarinsson, islande
02.01.2008
Galsan Tschinag - Dojnaa
Dojnaa est fille de l'Elephant, prestigieux lutteur et chasseur. Elle-même est une chasseuse de choix, mais elle se marie, sans le vouloir vraiment avec Doormak, un homme violent et désagréable qui ne la respecte pas du tout. En effet, Dojnaa est grande de taille et a beaucoup de force, bien plus que son mari. Et cela ne fait qu'attiser la haine de Doormak envers son épouse. Les enfants naissent l'un après l'autre, peu vivent.
Un jour, Doormak abandonne Dojnaa. Elle est alors forcée de se remettre à chasser pour assurer la subsistance de ses enfants. Toute la force mentale et physique de cette femme se déploie alors, et celle-ci se montre bien plus forte que la plupart des hommes qu'elle côtoie.
Philippe Picquier Poche, 2006, 187 p.
Dans la steppe de Mongolie, on suite cette famille vivant dans sa yourte. La femme au service d'un mari méprisant, le mari de toute évidence très malheureux, ces personnages n'ont pas une vie très gaie.
Mais la force que possède Dojnaa est époustouflante et c'est dans les magnifiques descriptions des scènes de chasse que ressort cette force qui lui permet de surmonter les humiliations.
L'écriture, d'une beauté brute, met en relief la splendeur des paysages mongols, entre steppe et montagne, et les difficiles rapports humains dans ces tribus où il semble difficile d'exprimer ses émotions.
Une très belle découverte qui m'a permise de m'intéresser à la Mongolie et à ses traditions.
Galsan Tschinag a grandi dans une famille d'éleveurs nomades en Mongolie où il habite aujourd'hui. Après des études en Allemagne, il devient romancier et oeuvre pour la défense des coutumes du peuple mongol nomade.
11:26 Publié dans Littérature asiatique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : galsan tschinag, mongolie
01.01.2008
Le nom de la rose - Défi lecture 2008

Grominou2 propose un petit défi sympathique et moins contraignant que le Challenge ABC pour 2008. Il s'agit de choisir un livre correspondant pour chacune des conditions décrites ci-dessous. Voici donc ma liste, puisée dans ma Pile à Lire :
- Un livre avec une couleur dans le titre : La ligne pourpre / Wolfram Fleischhauer
- Un livre avec un nom d'animal dans le titre : Le loup dans la bergerie / Gunnar Staalesen
Lu le 24.03.08
- Un livre avec un prénom dans le titre : Kafka sur le rivage / Haruki Murakami
Lu le 16.03.08
- Un livre avec un nom de lieu géographique dans le titre : England, England / Julian Barnes
- Un livre avec un phénomène météorologique dans le titre : Le soleil des Scorta / Laurent Gaudé
- Un livre avec un nom de plante dans le titre : Le dahlia noir / James Ellroy
Voilà, cela ne fait donc que six livres, ce qui est tout à fait gérable et laissera toute sa place à l'improvisation pour le reste de mes choix!
Toutes les infos sur le blog de Grominou2!
16:00 Publié dans Lecture & Co | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : lecture
Bonne année 2008 à toutes et tous!

Je souhaite à tous les visiteurs de ce blog une très belle année 2008, pleine de découvertes et de bons moments lecture! J'en profite pour vous remercier de vos visites et de vos commentaires qui me font toujours très plaisir!
J'ai vécu une belle année 2007 remplie de 61 romans lus! J'espère avoir le temps de lire autant en 2008!
A très bientôt pour de nouveaux échanges lecture!
Image trouvée sur Wikimedia et sous licence CC Attribution 3.0
15:37 Publié dans Lecture & Co | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Jorn Riel - Les ballades de Haldur et autres racontars

Ce recueil de nouvelles nous permet de faire connaissance avec différents personnages vivant et travaillant dans le Groenland, principalement des chasseurs. Un musulman très pratiquant vient s'installer comme chasseur. L'homme se rend vite compte que Allah n'avait pas pensé au phénomène de la nuit polaire lorsqu'il a instauré le Ramadan!
Comment un chasseur parvient à guérir puis à dresser un corbeau qui devient son meilleur ami et se met à parler, et lui sauve même la vie.
Un procès bidon est mis sur pied afin de montrer à Lasselille, un jeune naïf, ce dont il s'agit.
Anton, un poète, connaît soudain l'inspiration et depuis elle ne s'arrête plus : il déclame jour après jour des poèmes sans jamais les mettre par écrit, et devient une légende.
10/18, 2007, 183 p.
J'aurais dû lire La vierge froide et autres racontars du même auteur, mais je n'ai pas réussi à me le procurer à temps. Je l'ai donc remplacé par ce titre offert par Lucie à l'occasion du dernier swap Scandinavie, et je ne le regrette pas!
Ces nouvelles sont réellement drôles et surprenantes, et nous en apprennent beaucoup sur la vie au Groenland. Les personnages sont très attachants, et on les retrouve tout au long du recueil, chaque nouvelle s'attardant sur l'un ou l'autre. La vie paraît rude là-bas, mais les personnages décrits semblent connaître les mêmes préoccupations banales que nous.
De plus, Jorn Riel arrive très bien à retranscrire l'immensité et même la beauté de la nature polaire qui semble vraiment grandiose. Ca donne envie d'y aller, avec comme guide l'un de ces chasseurs!
Merci encore à Sylire et Lisa pour la troisième lecture commune du Club des bloggeurs, qui m'a une nouvelle fois fait découvrir un auteur très intéressant, après Elsa Osorio et Anita Nair!
08:00 Publié dans Littérature scandinave | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : groenland, danemark, jorn riel

