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17.02.2008

Karin Fossum - L'oeil d'Eve

da1abe0ac1d041b0caf3e4a119af8b68.jpgMarie, une prostituée, est retrouvée étouffée dans son lit. On soupçonne qu'il s'agit de l'un de ses clients. Eve, son amie d'enfance qu'elle venait de retrouver, est la dernière à l'avoir vue vivante et son témoignage est assez trouble.
De plus, un homme a disparu quelques jours seulement après le meurtre de Marie. Etrange coïncidence pour une toute petite ville norvégienne où il ne se passe jamais rien! L'homme est retrouvé six mois plus tard flottant dans le fleuve traversant la ville.
Eve, jeune maman divorcée et artiste peintre, qui peine à vivre de son art et se soucie très peu de sa santé, pourrait bien constituer le lien entre ces deux affaires. C'est du moins ce que soupçonne l'inspecteur Sejer qui mène tranquillement l'enquête.

Points/Seuil, 2001, 300 p.

Encore un polar scandinave! Mais celui-ci date de quelques années déjà et constitue le premier grand succès de Karin Fossum, qui continuera avec Ne te retourne pas, dont j'ai entendu beaucoup de bien.
Encore un commissaire un peu taciturne (mais pas autant que Wallander ou Erlendur!). Le commissaire Sejer est veuf mais ne s'ennuie pas : passionné de parachutisme et par son petit-fils, il est très actif. Il a un côté très humain et très sensible qui le rend attachant.
L'intrigue est bien ficelée, les personnages intéressants. Ève Marie Magnus, la suspecte, est par exemple très intéressante dans son cheminement entre culpabilité et cupidité, et montre comment n'importe qui - ou presque - peut succomber à la tentation de la facilité, pour ensuite se retrouver dans un engrenage infernal.

Voici une note de Chimère présentant les titres mettant en scène le commissaire Sejer.

13:20 Publié dans Littérature scandinave , Polars | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : norvège, karin fossum

13.02.2008

Urs Widmer - Le livre de mon père

Urs Widmer raconte l'histoire de son père, après avoir réalisé la biographie de sa mère dans L'homme que ma mère a aimé. De l'enfance de son père, au début du vingtième siècle, dans une ville suisse (il me semble avoir reconnu Bâle, sans certitude), jalonnée de rites de passages. Ainsi la visite au village de ses parents, perdu dans la campagne, qu'il atteint après des heures de marche, et ce qu'il y attend, à savoir la remise par les villageois de son livre blanc personnel, dans lequel il devra écrire ses mémoires.
La rencontre avec sa femme Clara étant jeune adulte, l'emménagement dans une maison d'architecte, puis la Guerre où il doit servir comme soldat. La période de militantisme communiste ensuite, enfin la retraite douloureuse.

Folio/Gallimard, 2007, 263 p.

Cette biographie de son père, Urs Widmer la rend passionnante, émouvante et drôle, sans pour autant qu'il cherche à embellir le personnage. Au contraire, l'homme est montré avec ses travers et ses faiblesses, le père est lointain avec son fils et parfois cruel avec sa femme. Mais ce portrait d'une vie montre très bien la vie en Suisse au début de vingtième siècle et après la guerre, il est le reflet d'un milieu social et d'une époque et en devient ainsi un récit universel.
En tant que suissesse romande, j'ai trouvé très intéressant ce point de vue suisse allemand qui a contribué à me faire connaître nos voisins suisse allemands que je connais si mal. Il vaut la peine de commencer par L'homme que ma mère a aimé pour continuer avec celui-ci.

08:17 Publié dans Littérature germanophone | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : urs widmer, suisse

12.02.2008

Six choses sans importance

Sous la pression populaire - c'est-à-dire sur la proposition de Clochette, Agnès et Nanou, voici 6 choses sans importance sur ma petite personne!

1. Une peur panique et complètement irraisonnée des araignées m'habite depuis toujours. J'en fais parfois des cauchemars, même s'il n'y en a jamais dans mon appartement citadin.

2. Je suis fumeuse à mon grand regret, et j'ai prévu de cesser cette malodorante activité le 28 février prochain. Mais cela s'annonce bien sûr très difficile...

3. Je suis littéralement folle de pâtes! Spaghetti, tortellini, fusilli e tutti quanti. Je crois que je pourrais ne manger que ça, mais je me force évidemment à varier mes repas.

4. J'adore la montagne, à toutes saisons. J'ADORE LA MONTAGNE!!!

5. J'écoute très peu de musique. J'ai des périodes, mais je peux rester six mois sans mettre un CD.

6. Mon chat s'appelle Azraël et est mentalement très atteint. Je ne l'en aime que plus!

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13:55 Publié dans Lecture & Co | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

10.02.2008

Catherine de Saint Phalle - Après la nuit

b086329753576adc881ae4a5f101c1b1.jpgUn jour à l'aube, Renée décide de quitter définitivement André en emmenant Henri son fils, alors que Louis, l'aîné, est en séjour linguistique en Floride. Il s'agit d'un coup de tête après des années de vie commune que Renée a vécues comme dans une prison. Car depuis quinze ans, Renée est amoureuse de son amant, Lane, un violoncelliste américain qui est aussi le père de Henri et de Louis.
Les premiers pas vers la liberté, vers l'amour et vers la vérité sont alors à affronter, semés par le doute de la vie future, mais jamais par le regret.

Actes Sud, 2000, 259 p.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit d'une femme qui ose enfin oser, cesser de se mentir et aller vers sa vie. Catherine de Saint Phalle, qui m'était totalement inconnue (et à vous?), écrit superbement, elle saisit les personnages dans leur essence pour nous en transmettre un portrait très juste et hésitant, et nous les faire aimer.
Voici une maigre biographie de l'écrivain sur le site de France Culture.

18:36 Publié dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : catherine de saint-phalle, france

06.02.2008

Akira Yoshimura - La jeune fille suppliciée sur une étagère

294a78c122bef5aa34ed39c8dcf1b8c3.jpgDeux nouvelles.
La première donne la parole à une jeune fille de 16 ans qui vient de décéder. Des hommes proposent à ses parents une somme d'argent contre son corps. La jeune fille observe et décrit patiemment sa décomposition par des chercheurs et des étudiants, petit carré de peau par petit carré de peau, jusqu'à n'être plus qu'une carcasse vide.
Le second récit, Le sourire des pierres, confronte Eichi à Sone après des années d'éloignement. Les deux hommes étaient amis lorsqu'ils étaient enfants, et passaient beaucoup de temps dans le cimetière tout proche de chez eux. Mais un jour, le père de Sone s'était suicidé avec sa maîtresse, et le jeune garçon était parti sans donner de nouvelles. Aujourd'hui, Eichi et Sone sont dans la même université. Sone rencontre alors la soeur célibataire d'Eichi et le malaise s'installe.

Actes Sud, 2002, 141 p.

Ces deux récits brefs m'ont perturbée. Le premier par l'impassibilité de la jeune fille décédée et son sens aigu de l'observation, qui se laisse découper sans sourciller. Le second par le personnage de Sone, très mystérieux et malsain. Ces deux histoires sont reliées par le thème de la mort et donnent à réfléchir... La séparation du corps et de l'âme, le deuil, le suicide, la fertilité sont autant de sujets abordés dans une écriture magnifique et m'ont tout simplement envoûtée.

Les critiques de En noir et bleu et Papillon

21:30 Publié dans Littérature asiatique , Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : akira yoshimura, japon

04.02.2008

Peter Robinson - Le voyeur du Yorkshire

d193feb120e37ed21690814bffcb6f28.jpgL'inspecteur Alan Banks a décidé de quitter Londres pour exercer au calme, à Eastvale, petite bourgade tranquille du Yorkshire.
Mais même si l'on est loin de la folie londonienne, une série d'évènements vient troubler la tranquillité de la population. Un voyeur espionne les femmes qui se déshabillent le soir, des adolescents commettent des cambriolages, et une vieille dame est retrouvée morte dans sa cuisine, de toute évidence assassinée. L'inspecteur Banks et son équipe sont donc sur le pied de guerre et enquêtent activement.

Le Livre de Poche, 2007, 347 p.

Très agréable polar! L'ambiance de cette petite ville de la campagne anglaise et très bien décrite, je m'y serais crue. Question suspense, on a vu mieux, mais j'ai bien accroché quand même. Et l'inspecteur Banks est un personnage attachant et intéressant. Le fait que la version originale ait été publiée dans les années 80 donne un petit air désuet en prime, sans portables ni Internet. Ça fait du bien!
Je ne connaissais pas Peter Robinson, mais j'y reviendrai!

19:55 Publié dans Littérature anglo-saxone , Polars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peter robinson, grande-bretagne